ACTE I
URSULE
C'est que tu Faimais, Hélène.
Tu crois?..
URSULE
Tu l'aimais d'amour.
HÉLÈNE
C'est possible.
URSULE
Et lui, t'aime-t'il?
HÉLÈNE
Je l'ignore, et je viens te prier de le lui demander.
URSULE
Moi!
HÉLÈNE
Sans doute, à cause de cette maudite fortune dont tout le monde parle... Il est capable de n'oser jamais se déclarer. Et toi qui as tant de tact et de convenance, tu peux t'informer d'abord... c'est le principal, s'il n'aime pas une autre personne... et ensuite... s'il m'aime, moi.
URSULE
C'est facile.
HÉLÈNE, baissant les yeux.
Et si cela était...
URSULE
Nous aviserions aux moyens d'amener à bien cette grande affaire.
Non. Tu lui diras tout uniment : Hélène vous offre sa main et sa fortune.-
URSULE
Tu as raison î II ne me manque plus que le nom de ce heureux mortel.
HÉLÈNE, regardant par la gauche et poussant un cri.
Ah!...
URSULE
Qu'est-ce donc?
HÉLÈNE
Le vois-tu là-bas. . au bout de l'allée, qui cause avec M. Robert.
URSULE, regardant.
Raoul !
HÉLÈNE
Oui... parle-lui; moi, je retourne dans le salon de bal. (Elle
sort par la droite.)