LE DOMESTIQUE
C'est M. Robert, votre neveu...
URSULE ET LAM0RIN1ÈRE, stupéfaits.
Robert!..
URSULE
Il est donc libre, et vous ne me le dites pas !.. vous vouliez me le cacher...
LAMORINIÈRE.
Libre... je l'ignorais, et j'ignore encore comment cela s'est fait.
Et moi, je le devine !.. C'est vous, Monsieur, c'est vous!..
LAMORINIÈRE.
Non.
URSULE
Qui avez payé cette dette... dix-huit mille francs!
LAMORINIÈRE.
Non!., le diable m'emporte!..
URSULE
Et vous ne voulez pas en convenir. N'importe, Monsieur, c'est bien, c'est beau!., c'est un nouveau trait de délicatesse qui plaiderait en votre faveur, si c'était à moi de décider... mais, comme je vous l'ai dit... c'est à mon père seul qu'il appartient de prononcer... et puis, avant tout... votre neveu qui vous attend.
LAMORIISIÉRE.
J'y vais!.. Qu'a-t-il à me dire?., (a part.) En attendant, j'ai
fait là une fausse manœuvre. (Faisant un pas vers Ursule.) Et je
voudrais à tout prix...
URSULE, avec dignité et lui faisant une révérence. Je ne VOUS retiens plus, Monsieur. (Lamorinière sort par la porte du fond.)