A vapeur
iOi LA FILLE DU CAPITAINE.
sait si chaud que Tarass Kourotchkine lui-même n'a pu le supporter; il a passé le balai à Bikbaïeff, et n'est revenu à lui qu*à force d*eau froide. Il faut en convenir; toutes ses manières sont si majestueuses.... et dans le bain, à ce qu*6n-dit, 11 a montré ses signes de tzar : sur Tun des seins, un aigle à deux têtes grand comme un pétak\ et sur l'autre, sa propre figure. «•
Je ne crus-pas nécessaire de contredire le Co^ saque, et je le suivis dans la maison du commandant, tâchant de me représenter à l'avance mon entrevue avec Pougatchefif , et de deviner comment elle finirait. Le lecteur me croira facilement si je lui dis que je n'étais pas pleinement rassuré.
Il commençait à faire sombre quand j'arrivai à la maison du commandant. La potence avec ses victimes se dressait noire et terrible ; le corps de la pauvre commandante gisait encore sous le per* ron, près duquel deux Cosaques montaient la garde. Celui qui m'avait amené entra pour annoncer mon arrivée ; il* revint aussitôt , et m'introduisit . dans cette chambre où, la veille, j'avais dit adieu à Marie Ivanovna.
Un tableau étrange s'offrit à . mes regards. A une table couverte d'une nappe, et toute chargée de bouteilles et de verres, était assis Pougatcheff, en-