‹ La fille du capitaineChapitre 19 sur 25 · Le preniier des làux Démétrius · texte numérisé non relu

Le preniier des làux Démétrius

« Soil, dit-il en me frappant sur Tépaule; il faul punir jusqu'au bout, ou faire grftce jusqirau bout* Ya-f en des quatre cotés» et lais ce que bon te semble. Viens demain me dire adieu. Et maintenant va te coucber ; j'ai sommeil moi-même. »

Je quittai Pougatcheff , et sortis dans la rue. La nuit était calme et froide ; la lune et les étoiles , brillant de tout leur éclat, éclairaient la place et le gibet. Tout était tranquille et sombre dans le reste de la forteresse. 11 n*y avait plus que le cabaret où se voyait de la lumière et où s'entendaient les cris des buveurs attardés. Je jetai un regard sur la maison du pope ; les portes et les .volets étaient fermés ; tout y semblait parfeitement tranquille.

Je rentrai chez moi et trouvai Savéliitch qui déplorait mon absence. La nouvelle de ma liberté recouvrée le combla de joie%

« Grâces te soient rendues » Seigneur, dit-il en faisant le signe de la croix ! nous allons quitter la - forteresse demain au point du jour, et nous irons à la garde de Dieu. Je t'ai préparé quelque petite chose ; mange, mon père, et dors jusqu'au matin , tranquille comme dans la poche du Christ. »

Je suivis son conseil , et , après avoir soupé de grand appétit , je m'endormis sur le plancher tout nu, aussi fatigué d'esprit que de corps.

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