SCÈNE Iir
Le comte , .nrr.IENNE.
JULIENNE. Quoi... rien... personne!... Il me semblait pourtant avoir entendu..,. Vous n’cticz pas seul , monsieur.
LE COMTE. Non , j’étais avec un colonel de cavalerie qui me quitte à l’instint.
JULIENNE, trislement, à part. Un colonel!., ce n’est pas lui! (/f« Comte.) Puis-je vous demander des nouvelles de mon père nourricier?...
LECOMTE. Julienne, je te l’ai déjà dît:
ce nom de père ii'apparlientqn’à moi seul..
Les soins qu’on t'a donnés pendant mon al>scncc ont dû t'inspirer une rccunnaissniice que je suis loin de bUmer, mais dont ü ne faut pas exagérer les expressions.
JULIENNE. Hn est-il qui soient au-dessus de la conduite de Durand?
Ain : L'humble toi/ de mon pire.
Par de sages leçons dirigeant mon enfance ,
It guida ma raison, éclaira mon esprit ;
Je lui dois les talcas qui charment rcxistence ,
Je lui dois la vertu qni souvent l'ennoblit.
Je fus l'objet sincère De ses soins assidus ,
S’il c6t été mon père ,
Qu’aurait-il fait de plus?
LE COMTE. C’est fort bicti... mais ce n'ast pas moins un homme du peuple... un cocher.
JULIENNE. Ccsl l’amcla plus noble, la plus élevée... .\h! combien je rougirais de lui paraître ingrate !
LE COMTE. Mais tu ne l’es pas , lu ne peux pas l’étre... nous ne le serons jamais.. Ce malin j'ai passé chez lui... je ne l'jaî pas renconlrv... mais en rentrant il trouvera ^elque chose qui lui fera plaisir.
JULIENNE. Ah! je vous en remercie.
LE COMTE. Ne l'y trompe pas, c’est un homme que j’estînie beaucoup... mais tu conçois que je ne puis pas le recevoir chez moi...
'julienne. Pourquoi?.. Je ne pourrai donc pas le voir avant de quitter Paris ?
LP. COMTE
Ain : Vohe de Robin-des-Bois.
Ne le désole pas , ma hile ,
Nous sommes forcés de paiitr,
Mais une Iclire bien gentille Lui fera le même plaisir.