D'ARENBERG, D'ESSEN, LENEP, SOLDATS
d'essen.
Il faut attendre ici les Francs-juges ; vraiment C'est peu récréatif.
^ - 60 - D^ARENfiERG j reçardaiit la vontc.
Ah! quel réduit charmanlî J'admire ces lambris;
Il touche les murs humides du caveau.
Et ces tapisseries Dont une vieille Oadine a fait les broderies.
Il s'approche des piUers.
Et ces sveltes piliers !.. l'architecte a commis Le plagiat d'un plan par Phidias transmis; Quelle légèreté!.. Piliers, formes atliques , Si vous ne Têtes pas, vous deviendrez antiques; Vous êtes assez forts pour cela.
O fiSSEN) parcourant le souterrain.
Je ne sais Comment ils pourront fuir; observons bien raccès De ce caveau.
d'arenberg.
Chez eux tout se fait par mystère ; Quand il le faut, sans doute ils passent sous la terre; Ou peut-être, qui sait! s'élévent-ils dans Tair.
d'essen.
Mais au-dessous de nous doit se trouver l'enfer.
D'ÀRBNBERG.
C'est bien cela ; Tenfer doit être leur refuge ;
Rien ne ressemble autant au diable qu'un Franc-juge.
LENEP , à part.
J'espère que Rodolphe aura pu se sauver.
b'àrenberg.
Cher Lenep , ces beaux lieux engagent à rêver ; L'onde coule... des murs; et des gouttes sans nombre S'épanchent sur nos fronts de ces arceaux pleins d'ombre ; Rêvons avec bonheur,
d'essen.
En cet endroit charmant On peut prendre un baiser... mystérieusement.
LENEP.
Que vous êtes heureux I... oui, mes amis, j^envie Le prisme caressant qui vous montre la vie; Gaîlé, bonheur, espoir, rien en vous ne tiédit ; El toujours sur vos fronts le soleil resplendit.
d'arenberg.
Pas ici cependant.
b'essen.
Nous faudra-t-il attendre Longtemps ainsi ?
Un bruit de pas nombreux retentit.
Quel bruit ici se fait entendre?
Tout-à-coup la porto basse sillamine ; des valets portant des torches descendent dans le souterrain ; des jeunes Seigneurs allemands les suivent ; au milieu d'eux est Sigismmid ; les soldats venus avec les gentilshommes inclinent leurs armes devant l'Empereur.