WOLKSTEIN ET LES FRANCS^ JUGES
La mort I
HERMANN
C'est bien Tarrêt transmis par nos ancêtres; La mortl.. et maintenant, frères, écoutez-moi : On voulait nous soumettre à la commune loi; On voulait effacer d*uae main obstinée L'éclat que nous jetons sur l'Europe étonnée ; Et suppléer enfin , dans une étrange erreur, A notre saint pouvoir celui d'un Empereur.
J'allais vous en instruire, et l'heure était venue .De puiser en nous-mêrae une force inconnue; De ramener le peuple à son devoir sacré ; Et de vaincre en luttant... lorsqu'un traître abhorré, Aux pieds de Sigismond courbant son front impie, Nous a vendus !
WOLKSTEIN.
Il faut qu'un tel crime s'expie; Nommez, nommez le traître.
RODOLPHE
A moi de le punir I
LÉÔPOLD.
Qu'il meure!
HERMANN
Il a détruit l'espoir de l'avenir; Et brisé celle force immuable et profonde Qui nous fait contenir ou soulever le monde.
RODOLPHE
Qu'il meure !
HERMANN
Il a trahi l'honneur; il a vendu Le secret qu'à genoux il avait entendu.
WOLKSTEIN.
Qu'il meure!
HERMANN
Il a livré, comme autant de complices , Ses frères qu'on fera mourir dans les supplices.