RODOLPHE ET LES FBANCS-JUGES
Qu'il meure 1
HERMANN
C'est jugé...
Le Grand-Maftre descend de la tribune ; les Frâhcs-juges quittent leurs stalles ; ils viennent tous sur le devant de la scène.
HERMANN
Frères, lequel de nous
Doit frapper?
RODOLPHE
Moi.
HERMANN, à Rodolphe,
C'est bien... maintenant; à genoux Jure ici d'accomplir ce devoir redoutable.
RODOLPHE } en s*ag^enouillant.
Je le jure I
HERMANN
Il me reste à nommer le coupable,
RODOLPHE } se relevant le poignard à la main.
Dites, dites!
HERMANN
C'est moi!
RODOLPHE
Qu'en tends-je, Dieu puissant I
LES F R ANCS-JUGES , avec stupéfaction.
Vous !
RODOLPHE, à part.
Entre Hél.ène et moi puis-je mettre du sang?
Il jette 8on poignard loin de lui.
HERMANN, à Rodolphe.
J'ai toujours méprisé celui qui se parjure. ^ Ta faiblesse coupable est pour nous une injure; Par ton fer je devrais être déjà frappé.
Rodolphe garde la même immobOilé douloareuse ; Hermano s*approchc de lui. HERMANN, à Rodolphe.
Je te croyais un homme et je me suis trompé.
RODOLPHE
Âhl
WOLKSTEIN, à Rodolphe.
Pas de lâcheté I tu né dois plus attendre !
A eo moment, le Franc-juge qui était entré à la suite d*Hermann s'avance au milieu des affiliés.
Arrêtez 1