SCENE Vil
LES MÊMES y HERMANN.
HERMANN
N'avais-je pas raison, ma fille; àeXe dire Qu'il me fallait haïr, qu'il me fallait maudire? Vois quel sort je t'ai fait : ton bonheur est perdu ; Rodolphe va mourir par le fer; j'ai vendu Ma cause; j'ai trahi l'honneur de ma famille; Mais je croyais encore au bonheur de ma fille; Pour fconserver Rodolphe à ton amour, ma voix A prié Sigismond une dernière fois.
J'ai traîne les genoux dans le palais du Maître; J'ai pleuré 1... Sigismond n'a rien voulu promettre; Et son langage bref comme un arrêt de mort,
De Rodolphe trahi m-a confirmé le sort.
Dieu m'a maudit... c'est juste...
RODOLPHE
Oh non! Dieu vous pardonne; Et le dernier bonheur que sa bonté me donne Est de pouvoir vous dire à ce suprême instant : Vous avez préservé celle que j'aime tant, J'alrais fait comme vous, je le jure!
Belle âme!...
HERMANN
Itferci, mon fils , merci!... je suis donc moins infâme^ Puisque j'ai ton pardon.
Une clameur plus prolongée que les autres se lieUt entendre au dehors. HÉLÈNE.
Ociell
HERHANN.
Quel est ce bruit ?
LE SBIRE
Ce sont les condamnés d'hier ; on les conduit Au supplice.
— I06 HSIMAHIC.
Malheur E
B m ^cn h feaitre da fend.
HÉLÈNE
Grand Dieu ! qa'allez-vous faire?
EBe s* J|H * mhe de son père.
HEftMARN.
Tu ne me maudis pas, ma fille ?
Non , mon père ; On bénit au moment de mourir.
hermânn.
Dieu du ciel !
Ces mots ont de mon âme épongé tout le fiel.
n Ta Ters la fenêtre qu*il oirm entiàionent ; à sa vue des cris s'élè* fent panni les condamnés ; Hélène revient auprès de Rodolphe-