‹ La Fille du juif-errant [microforme]Chapitre 64 sur 89 · UNE DÉCOUVERTE DU DOCTEUR LUNAT · texte numérisé non relu

UNE DÉCOUVERTE DU DOCTEUR LUNAT

Il était environ cinq heures du soir quand Isaac Laquedem arriva dans la rue Pierre-Lescot, qui était le terme de sa course. Il s’était attardé en chemin à sauver des femmes, à protéger des enfants, à secourir des blessés.

Nous citerons seulement le docteur Lunat qu'il releva, percé d’un coup de baïonnette, dans la rue Saint-Honoré, devant les messageries Laffitte-Caillard.

Cet honorable praticien le remercia beaucoup et lui dit :

— Je viens, cher monsieur, d'acquérir la preuve d’une particularité curieuse; l’abbé Romorantin aura du plaisir à la noter. Il paraît, c’est Schiavone qui le dit dans la note 8, à la fin du second tome, que le Juif errant a positivement vingt-quatre heures de repos tous les cent ans. Ce n’est pas beaucoup, mais enfin, peu vaut mieux que rien. Vous savez que ce Schiavone était fou. Bertola aussi, Schedt également et Matthieu Pâris de même. J’ai été fou, l’abbé Romorantin le sera. Sur treize académiciens qui passent encore pour sages, il y en a quatorze dont le cerveau...

Isaac le déposa dans le magasin aux bagages.

Et il s’en alla frapper à la porte de la Maison des Juifs.

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