‹ La Fille du juif-errant [microforme]Chapitre 65 sur 89 · MADAME PUTIPHAR · texte numérisé non relu

MADAME PUTIPHAR

Il fut reçu par M”* Putiphar, directrice de l’établissement, qui était fort inquiète, parce que aucun de ses divers Juifs-Errants n’était encore rentré. Chodruc- Duclos avait passé une partie de la nuit précédente à écrire de mauvaises plaisanteries au prince Polignac.

Ahasvérus dit un mot à M"* Putiphar, qui resta toute décontenancée à le regarder.

-— Seigneur, murmura-t-elle, nous n'avons plus de chambre vide.

L'Homme répondit :

— Je veux le logis d’Ozer, le soldat qui donna l’éponge, imbibée de vinaigre.

M”"° Putiphar essaya de refuser, mais l’homme murmura d’un ton impérieux :

— Faites vite.

Je suis trop tourmenté, Quand je suis arrêté !

M”° Putiphar obéit. Elle prit une clef accrochée à la muraille et monta trois étages. Elle ouvrit une porte.

— Entrez, Seigneur, dit-elle, c’est là qu’il demeure depuis deux jours.

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L'Homme entra.

— Maintenant, ordonna-t-il, reprenez la clef et allez l’accrocher de nouveau à la muraille.

— Mais s’il rentre ?

— Il rentrera.

— S'il demande sa clef ?

— Vous la lui donnerez.

— Et que lui dirai-je ?

— Vous ne lui direz rien.

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