ACTE PREMIER
LA REINE, s’approchant de Gramont, h demi-voix.
Ah î monsieur de Gramont! voire calèche ressemble à la boite de Pandore, d’où sont sortis tant de maux!
• ' GRAMONT, de même.
Votre Majesté oublie qu'une chose y était restée, madame.
LA REINE, de même.
Quoi donc?
GRAMONT, de même.
L’espérance! (La r.ine sourit tristement et se retourne vers le roi.)
LA REINE
Puisque madame est remise de son émotion, le roi me fera-t-il la grâce de me reconduire ?
LE ROI
Je suis à vos ordres, madame.
LA REINE, à Anna.
Adieu, mon enfant!... n’avez pas regret de votre candeur; c’est chose nouvelle pour moi, et j’en garde un souvenir que je vous prie de mettre à l’épreuve, si vous aviez jamais besoin de ma protection...
ANNA, s'inclinant.
Madame!...
LA REINE
Adieu !... (La reine donne la main an roi, Bnrkingfam offre la sienno à madame de Castelmaine ; lady Mu-kerry veut prendre le bras de Muskerry qui se détourne avec humeur ; Rochester lui offre le sien on riant.)
ROCHESTER, h demi-voix.
Il parait que voire Jacob Hall lui tient au cœur, madame!
(En passant devant Anna, madame de Castelmaine lui lance un regard furieux, miss Fielding s’éloigne avec Gramont et Muskerry. Hewlet reconduit humblement le roi jusqu’à la porte, Douglas resté en arrière s’approche vivement d'Anna.)
DOUGLAS, bas.
Anna!...
ANNA, sans détourner la tête.
Laissez-moi ! ... (Rochester se retourne et rit sous cape; Hewlet a suivi ce jeu de scène des yeux; tout le monde sort ; Douglas passe lo der* nier devant Hewlet qui le regarde fixement.)