‹ La fille du mauditChapitre 29 sur 117 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

ROCHESTER, LADY MUSKERRY.

LADY MUSKERRY, s’éventant avec précipitation.

L’ingrat!,., ne pas être venu au rendez-vous que je lui donnais!... Ah! les hommes!...

ROCHEPTEtt.

Pardon! madame!... un mot!

LADY MUSKERRY.

Vous, milord ?

ROCHESTER

Vous n’avez pas vu votre mari?

LADY MUSKERRY.

Non, pourquoi?

ROCHESTER

Parce qu’il m’a semblé d'une humeur détestable, madame, et qu’il pourrait bien vous chercher querelle.

LADY MUSKERRY.

A quel propos?

ROCHESTER

Il ne me l’a pas dit: mais comme je m’alllige de voir une personne tells que vous en butte aux lureurs d’un brutal, d’un jaloux, d’un barbare, je veux vous donner un talisman, qui vous le rendra plus doux qu’un mouton, madame!...

LADY MUSKERRY.

Un talisman?

ROCHESTER, lui montrant le cor do chasse resté sur la table.

Ce cor de chasse!... an moindre reproche, metlez-le lui sous les yeux, et je vous jure que la tête de Méduse n’aura jamais rien produit de pareil 1

LADY MUSKERRY.

Mais, milord!...

Je n’oi pas le temps de vous en dire davantage ; adieu! et souvenez-vous de mon talisman! (il sort rapidement.)

LADY MUSKERhY. i

Ce Cor de chasse!... (Oramont entre en scène suivi de quelques violons et de paysans portant des lanternes et des guirlandes de verres de couleur.)

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