ACTE P K EM IEB
DOUGLAS
Do grand cœur!... (il disparaît; Anna conrt à la fenêtre «t en repousse les battants; Douglas otivro la porte, entre et la referme derrière lui; il est simplement vêtu.) C’est la porte du ciel que VOUS m’ouvrez, mon bel auge! ;ll fait un pas vers Anna qui l’arrête du geste.) Qu’avez-vous?... ce n’est pas ainsi que vous m’accueillez d’habitude.
D’habitude il y a entre vous et moi la haie du jardin...
DOUGLAS
Ne m’avez- vous pas ordonné d'entrer?
ANNA
Je m’aperçois à l’émoi ion que j’éprouve, William, que c’est une grande Taule à moi de vous ouvrir la maison de mon père en son absence et à son insu.
DOUGLAS
Que craignez-vous ?
ANNA, lui tendant la main.
Bien de vous, mon ami; tout de ma conscience.
DOUGLAS, lui baisant la main.
Ame charmante... Je l’avais devinée, chère Anna, la première fois que je vous vis; et de ce jour-là je vous donnai la mienne !
ANNA
C'est à mon lourde vous demander : est-ce vrai ?
DOUGLAS
Vous en douiez ?
ANNA
Non ! je serais Irop malheureuse d’en douter! mais mon bonheur n’est pas tranquille, William, tant que vous n’avez pas obtenu l’aveu démon père... pourquoi taidez-vous si longtemps à le lui demander ?...
Je vous l’ai dit, j’attends ma commission d’officier; pauvre et sans emploi comment oserais-je me présenter à M. Wilson?
ANNA
Oh ! vous ne connaissez pas mon père! Il m’aime trop pour ne pas me donner l’époux que j’aurai choisi. Tenez, je ne vous demande qu’une chose, William, c’est de m’aimer autant qu’il m’aime I
DOUGLAS
Oh ! bien plus !
fi LA FILLE DU MAUDIT.
ANNA, souriant.
Je vous en défie!
DOUGLAS, la serrant dans ses bras.
Chère Anna !
ANNA, sc dégageant.
William ! il faut parler à mon père, il le faut I
DOUGLAS
Encore quelques jours de patience, je vous en conjure! j’ai vu le roi, et ses promesses ne tarderont pas à se réaliser.
ANNA
Eh bien, puisque vous exigez que je me eache encore de mon père, il est un autre témoin à qui je veux me confier.
Lequel?
ANNA
Dieu!... c’est en sa [présence que je vous demande cet anneau que vous portez au doigt, William! vous m’avez dit qu’il vous venait de votre mère; vous pouvez le donner à votre femme!... qu’il soit le gage sacré de l'amour qui nous lie l’un à l’autre!... vous hésitez?
DOUGLAS
Non ! (il tire lentemont son annean de son doigt et le présente b Anna qui le passo au sien.)
ANNA
Ah! maintenant vous ne pouvez plus me tromper !... (Joiant un do ses bras autour du cou de Douglas.) VOUS êtes à moi, tout
à moi!
DOUGLAS
Bicn-aiméc! (Depuis quelques instants Rochester , Graraont ot Muskcrry se sont arrêtés dovant la fenêtre, et ont observé en silence; sur le dernier mol de Douglas ils éclatent de'rirc.)
ANNA
Ah!.., (Ello s’échappo vivement des bras de Douglas et sort par uno porte latérale.)
DOUGLAS, se retournant.
Morbleu !