ACTE DEUXIÈME
ROCHESTER
Oui, j’ai ajouté au ballot une petite moralité en forme de prologue qui se chante et qui se danse tout à la lois sur l’air à la mode, in sarabande de Francisco Corbetta. Votre Majesté veut-elle l’entendre?
LE ROI
Voyons!... (Le roi s’assied auprès, d’Anna, madame de Castelmaine se rassied de son côié.)
ROCHESTER, prenant une guitare des mains de Gramont.
Écoulez ceci, Muskerry : c’e.-d un avis au lecteur!... (a Peters.) Et vous, monsieur Jacob Hall, veuillez me suivre, s’il vous plaît!... car il me faut la des attitudes en rapport avec les p3ro les, vous comprenez ? . .
PETERS, oxccutant les pas qu’il indique.
Je ferai de mon mieux, milord.
ROCIJESTER, au roi.
La scène représente un lieu champêtre et agréable : un berger en re, comme ceci ; — et après s’être assuré qu’il est seul; — comme cela ; — il commence. (Pinçant de ta guitare, chantant et indiquant quelques pas tout h la fois.)
Jaloux que sert tout votre effort?
L’amour est trop fort ;
Et quelque peine Que l’on prenne,
Elle est vaine.
Quand deux cœurs une fois sont d’accord.
PETERS,» exécutant les pas qui l’indique.
Bien ! un plié 1
ROCHESTER, continuant en suivant les indications de Peters.
11 faut d< vant vous Cacher re qu’on fait de plus doux :
On contraint ses plus chers désirs ;
. On perd cent plaisirs;
PETERS
Un sauté.
ROCHESTER
Mais pour les soins l)e cent témoins En secret on n’aime pas moins !
PETERS
Un cabriolé pour finir ! — C’est parfait !
Bravo! Roehester !on ne peut mieux dire!... et ensuite?...
ROCHESTER, apercevant la reine qui entre en scène, suivie do miss
Fielding.
Pardon, sire!... la reine. (Tout le monde se lève.)