ACTE PHEMIEH
terre de Charlesll, de celle qui, lasse découper des têtes, de brûler des livres, de renverser des châteaux, de saccager des villes et de casser des vitres, s’est avisée un beau jour de boire des rasades à la santé de Sa Majesté très-sacrée et à la damnation de Noll au nez rouge ! de celle où, les vêlements de bure elles mortifications ont fait place aux gants parfumés, aux miroirs de poche, aux étuis garnis, aux pâtes d’abricot, aux essences et autres menues denrées d’amour ! de celle enfin où Wilhe-Hall, ressuscitant la politesse et la galanterie, est devenue la line fleur des cours de l’Europe.
DOUGLAS
Avez- vous fini, milord?
ROCHESTER
Jamais !... c’est cette cour de Wilhe-Hall que vous retrouvez â Tunbridge, monsieur, à quelques milles de Londres, au milieu de la simple et rustique nature; là disparaissent les derniers vestiges de la contrainte et de l’étiquette, on chante, < n danse, on boit, on aime, on baguenaude en liberté, sans myslère, nu grand jour, â l’exception toutefois . d’un certain Douglas qui descend de l’homme noir, à ce qu’il parait, et qui ie prouve en restant seul étranger â cette joie, a cet abandon, à cet enchantement! Voilà, monsieur, dans quel Eden votre bonne étoile vous a faittomber, voilà ce que vous pourrez conter aux nègres Mandingos quand vous retournerez à Tombouctou! (s’éventant avec son mouchoir.) Oufl...