SCÈNE VI
Les mêmes, MARIETTA, paît LE T1NTORET.
MARIETTA, courant «ers Valerio.
Ah ! Dieu soit loué 1 il n’est pas encore perdu I
VALERIO
Marielta!
La fille du Tintoret... Elle ici !
MARIETTA
Valerio, on m’a dit que vous étiez prêt à douter de l’art, de la gloire et de Dieu; que, découragé et à bout de forces, yous alliez renoncer à l’honneur, au travail; alors je suis venue vous
I iarler d’espérance, vous rendre la foi, raffermir votre âme! e suis venue mettre ma main dans la vôtre pour vous aider à monter et vous empêcher de descendre!..
VALERIO
Marietta !.. (a d’Areuo.) Vous mentiez donc. Monsieur? d'arezzo.
Je doute fort, signera, que le Tintoret, votre père... approuve cette course nocturne...
LE TINTORET, te montrant.
C’est mol qui l’ai amenée... (Mouvement.)
TOUS
Le Tiutoret!
Osez donc blâmer ce que j’approuve! Est-ce un crime à l'ange de plonger dans l’enfer pour arracher une âme à Satan?'.. (a YaierioT) Mon élève!
VALERtO.
Oh! maître...
LE TINTORET
Mon fils! pourquoi avoir quitté ma maison et douté de nous comme de toi?.. Voici l’ordre du doge qui t’accorde les travaux de la coupole de Saint-Marc.
VALERIO
A moi?
LE TINTORET
Travaille! espère!
VALERIO
Mariella!.. Seigneur, vous me faites la vie trop belle!
LE TINTORET
Quant à vous, Pierre d'Arezzo, portez ailleurs votre luxe, vos plaisirs, vos courtisanes! Que le pauvre atelier du mosaïste soit de nouveau purifié par le travail!.. Apostats et païens, soyez chassés d’ici comme les vendeurs furent chassés du temple!.. Sortez!..
MARIETTA
Sortez!
LA NIOBÉ, suppliante.
Ne me chassez pas, moi...
MARIETTA, la relevant.
Pauvre femme!..
LA NIOBÉ
Soyez aussi heureuse que vous êtes belle !
d’aREZZO, riant.
Au revoir ! au revoir!