‹ La fille du Tintoret drame en cinq actes et six tableauxChapitre 25 sur 67 · VALERIO, LA NIOBÉ · texte numérisé non relu

VALERIO, LA NIOBÉ

(Au lever du rideau, Yalerio a interrompu son travail, et il écoute avec attention la Ifiobé qui termine un récit.)

LA NIOBÉ

Alors, Valerio, une blanche et radieuse vision m’est apparue, une voix douce a parlé, une aumône est tombée à mes pieds.

J’ai jeté un grand cri en étendant les bras... puis, Pierre d’Arezzo a refermé la fenêtre, et tout s’est évanoui comme un rêve!..

VALERIO

Pauvre femme, n’en est-ce pas un?

LA NIOBÉ

Oh! non! J’ai bien vu, bien entendu!... Comme vous me regardez!... Ah! vous vous dites sans doute : c’est la folie qui met ces paroles dans sa bouche, et qui remplit son cerveau de chimères... Valerio, j’ai toule ma raison, je vous le jure... et d’ailleurs, j’ai une preuve à vous donner.

VALERIO

Laquelle?

LA NIOBÉ

Oui, oui, j’en ai une... Attendez... O mon Dieu! je ne me souviens plus... j’ai la tète serree dans un cercle de feu...

VALERIO

Du calme, de la patience...

LA NIOBÉ

Je suis pourtant bien sûre que j’ai une preuve*..

VALERIO

Cherchons ensemble...

LA NIOBÉ

C’est cela! aidez-moi, Valerio, aidez-moi 1..

Valerio. /

Vous m’avez dit que de la fenêtre était tombée une aumône?

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