VALERIO, LA NIOBÉ
(Au lever du rideau, Yalerio a interrompu son travail, et il écoute avec attention la Ifiobé qui termine un récit.)
LA NIOBÉ
Alors, Valerio, une blanche et radieuse vision m’est apparue, une voix douce a parlé, une aumône est tombée à mes pieds.
J’ai jeté un grand cri en étendant les bras... puis, Pierre d’Arezzo a refermé la fenêtre, et tout s’est évanoui comme un rêve!..
VALERIO
Pauvre femme, n’en est-ce pas un?
LA NIOBÉ
Oh! non! J’ai bien vu, bien entendu!... Comme vous me regardez!... Ah! vous vous dites sans doute : c’est la folie qui met ces paroles dans sa bouche, et qui remplit son cerveau de chimères... Valerio, j’ai toule ma raison, je vous le jure... et d’ailleurs, j’ai une preuve à vous donner.
VALERIO
Laquelle?
LA NIOBÉ
Oui, oui, j’en ai une... Attendez... O mon Dieu! je ne me souviens plus... j’ai la tète serree dans un cercle de feu...
VALERIO
Du calme, de la patience...
LA NIOBÉ
Je suis pourtant bien sûre que j’ai une preuve*..
VALERIO
Cherchons ensemble...
LA NIOBÉ
C’est cela! aidez-moi, Valerio, aidez-moi 1..
Valerio. /
Vous m’avez dit que de la fenêtre était tombée une aumône?