ACTE III, SCÈNE II
temps, je vous empêche de travailler, et il vous reste à peine une heure avant la nuit pour achever votre mosaïque ! N’estce pas demain que vous avez promis de la livrer au doge, de la soumettre au jugement public?
VALERIO
Oui, c'est demain.
LA NIOBÉ
Enfant, on dirait qu’à cette pensée vous avez peur.
VALERIO
En effet!...
LA NIOBÉ
C’est assez beau cependant pour que vous n’ayez rien à craindre. Allons, travaillez... le maître viendra ce soir jeter un dernier regard sur votre œuvre !
VALERIO
Il viendra?..
LA NIOBÉ
Oui...
VALERIO
Seul?...
LA NIOBÉ
Non... avec elle!
VALERIO
Oh I merci 1...
LA NIOBÉ
Travaillez! moi, je vais tâcher de revoir la blanche vision. S’il le faut, je resterai là jusqu’au matin, et je ne sentirai pas le froid de la nuit, car, pour me réchauffer, j’aurai sur mes lèvres, sur mon cœur, cette furtive et précieuse aumône!... Valerio, vous me rendrez ma fille, n’est-ce pas? vous me la rendrez?... , Adieu, adieu I... (Elle »ort.)