D’AREZZO, ANDREA
ANDREA
Me voici. Monseigneur.
d’arezzo.
As-tu bien tout observé ?
ANDREA
De mon mieux.
d'arezzo.
Voyons, communique-moi tes remarques.
ANDREA
Je n’en ai fait qu’une.
d’arezzo.
Ah! et laquelle?
ANDREA
C’est qu’un homme dont le pied glisserait en traversant ces planches, serait mort avant de se briser sur les dalles de la nef.
d’arezzo.
Drôle! est-ce que tu m’aurais deviné?
ANDREA
J’ai cet honneur, maître.
Ainsi...
ANDREA
Ainsi, l’homme qui fera le faux pas tout à l’heure, s’appelle Valerio.
d’arezzo.
De sorte qu’on ne pourra accuser personne de sa mort?
ANDREA
Naturellement!
IA FILLE DU TINTORET
d’àrezzo.
C’est tout?
Mais, oui.
ANDREA
d'arezzo.
Allons, tu es moins fort que je ne croyais.
Comment? !
d’arezzo.
Mais, écervelé ! si Valerio ne voulait ipas tomber de bonne grâce, s’il allait se défendre...
* ANDREA, montrant son poignard.
Alors...
d’arezzo.
Ce ne serait plus une mort accidentelle, ce serait un meurtre.
ANDREA
Rassurez-vous, je le prends sur moi. D’ailleurs, où trouver des preuves? ce n’est pas le procurateur qui en fournirait. Et puis, le corps sera tellement mutilé après sa chute, qu’il sera fort difficile de distinguer le coup de poignard des autres blessures. Je dis le coup de poignard, parce que j’aurai soin de n’en donner qu’un... un qui suffise.
d’arezzo.
D’excellentes raisons! Néanmoins, ne joue du couteau qu’à la dernière extrémité.
ANDREA
Soyez tranquille!
d’arezzo.
Ainsi, te voilà bien décidé!
ANDREA, hésitant.
Oui.
d’arezzo.
Va donc... (Andrea reste immobile.) Qui t’arrête?
ANDREA
Frapper un autre homme, ce ne serait rien; mais ce Valerio, tout le monde parle de lui comme d’un grand artiste; de sa mosaïque, comme d’un chef-d'œuvre... Et je vous ressemble. Monseigneur, j’aime beaucoup l’art!
d’arezzo.
Ah!
ANDREA
Et puis, il a été mon frère d’atelier.
d’arezzo.
Ah!
ANDREA
Tout cela me tourmente...
d'arezzo*
Cothliitdi jiolit l'utnoUi’de l’un? combien polit’ la fVateHii.it? ?