SCÈNE PREMIÈRE
LE T1NTORET, LÜIZZl, MAR1ETTA.
LE TINTORET
Vous nous avez mandés, Monseigneur, nous voici.
LUIZZI
Soyez tous deux les bienvenus, la maison du procurateur est la vôtre.
LE TINTORET
Je vous remercie, Monseigneur... et j’attends vos ordres.
AUIZZI.
Valerio est à cette heure devant sesjugcs, et vousavez résolu, quelle que fût leur sentence, de le fiancer aujourd’hui même à la signora, votre fille?
LE TINTORET
Oui, Monseigneur, car il est digne d’elle!
LUIZZI
Eh bien, maître, c’est ici qu’auront lieu les fiançailles...
Ici?..
LUIZZI
C'est la volonté du doge.
LE TINTORET
Pardon... mais, tous ces préparatifs n’annoncent-ils pas une fêle?
LUIZZI
En effet, maître, et je veux qu’elle soit splendide!
LE TINTORET
Alors, nous nous retirons, seigneur Luizzi, car la tristesse doit chercher l’isolement : le tumulte et l’éclat seraient pour nous un trop pénible contraste.
LUIZZI
Restez... c’est, je vous l’ai dit, la volonté du doge!..