RAY3I0ND, ERNEST, DESORMES, MADAME DE PRANGEY , LÉONIE , FANNY
DESORMES , à Léonie. Léonie , approchez... Voici des lettres que monsieur a reçues... Est-ce vous qui les avez dictées?
capable d'écrire des lettres qui pomraient compromettre sa réputation.
FANNY, à part. Oh ! mais alors... on va croire.
MADAME DE PRANGEY, à Ernest. VouS
entendez , monsieur.
ERNEST. Parfaitement... Ah ça! pourtant , je voudrais bien savoir à qui j'ai le bonheur de plaire.
DESORMES. IMonsieur , je me lasse.
ERNEST. Entendons-nous un peu, je vous prie... J'ai des torts... j'offre en galant homme de les réparer... jusque-là rien de plus clair... Mais à qui dois-je la réparation.''.. Ici nous ne sommes plus d'accord... J'ai cru remplir un devoir en demandant la main de mademoiselle Léonie.
Oh
Di,
LEONIE , a part. Uh : mon Uieu
MADAME DE PRANGEY. Ecrire à un jeune homme ... jna Léonie ... après l'éducation que je lui ai donnée.
ERNEST. Pardon, madame. . . {A Léonie.) Serait-il vrai, mademoiselle , que les espérances que m'avaient fait concevoir ces lettres m'eussent été données sans votre aveu ?
I.ÉOME ,àpart. Que répondre?.. (//«a/.) Monsieur, si vous avez en clfet ( ce que je dois ignorer ) quelque penchant pour moi... et que vous me fassiez l'honneur
de demander ma main à mes parens
je suivrai leurs ordres... Mais vous n'attendez pas , je l'espère, qu'une demoiselle qui se respecte reconnaisse qu'elle est
LÉONIE, à part. Ah! mon Dieu! ma mère, mon oncle qui vont savoir'.... Je n'ai que ce moyen.
(Elle se laisse aller sur le canapé'.) MADAME DE PRANGEY , courant à elle, 0
ciel! ma fille qui se ti-ouve mal.
Air : // ne peut s'en défendre. ( Premier acte des Trois iNlaîtresses.