‹ La fille mal élevéeChapitre 5 sur 34 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

Les Mêmes, ANNETTE.

DESOUMES , se retournant. Eh bien !

qu'est-ce que c'est, Annette?... ces dames leviennent-elles du bal?... [Il regarde à sa muiitrc.) Minuit moins cinq minutes.

AN.^ETTE. Eli! non, monsieur, pas encore... c'est ime chose importante que je voudrais dire à monsieur.

DESORMES. Eh bien, quoi?

n.WMOxD. Suis-jcde trop?

ANNETTE. Non, monsieiu... il ne peut pas y avoir trop d'iiommcs dans l'hôtel , avec les dangers que nous courons.

DESORMES. Nous courons des dangers?

a:>i.\ette. Je crois bien... quand on habite une maison isolée comme la nôtre, au bout du monde, rue de Counelles.

DESORMES. Qu'est - ce que cela veut dire ?

ANNETTE. Cela veut dire , monsieur, que nous avons bien peur tous à la maison ce soir.

DESORMES. Peur de quoi?

ANXETTE. Monsieur ne sait donc pas ce qui s'est passé dans la ruelle voisine , il y a quelques jours ?

DESORMES, riant. QnoV.... parce qu'on a déineublé une maison la semaine dernière?... (peut-être un pauvre diable qui avait envie de déménager sans l'agrément de son propriétaire) vous n'allez plus rêver que pillage... incendie?...

AWETTE. .Monsieur cette nuit encore , plusieurs personnes ont cru entendre des voleurs et pendant toute la journée... Bertrand vous le dira comme moi.

Air : Milieu je vous fuis bois charmant. D' mon esprit je n 'puis les cliasscr ; J'ai vu... ce n'est pas des folies, Devant notre porte passer Trente affreuses physionomies.

DESORMES.

Ton jugement est un peu dur.

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