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INTRODUCTION XXIX

Ceux-là, ainsi que Ta fait remarquer Jacques de Biez, ne sont plus des « Français de choix », comme Heine, ou môme c des naturalisés vaincus », comme WollT, ils sont deux fois Français » . C'est par ces paroles mémorables que le maire du IX® arrondissement, M. Emile Ferry, bien digne de porter un tel nom, saluait la ûlle du grand rabbin Zadoc Kahn le jour de son mariage civil à la mairie de la rue Drouot.

juive, je m'appuie toujours, autant que possible, sur des faitt divers qu'ont figuré dans deux cents ou trois cents journaux.

Parmi les faits divers beaucoup sont instruclifs comme l'histoire de Blocb et du ministère de la Marine. Flourens et Poubelle ont déclaré que, même après un concours, un Chrétien, qui ne reniait pas sa foi, ne pouvait être admis dans une administration de rtitat; Bloch est admis sans contestation. Dès quMl est admis, il fait présenter un premier mandat faux de 450 francs; le titulaire véritable arrive quelque temps après et Ton se contente de dire au faussaire : « Vous avez voulu badiner. » Notre Uioch présente un second mandat faux de 800 francs qu'on ne paye pas parce que le titulaire était venu lui-même toucher sa pension trois jours auparavant. « Toujours badin ! » dit-on à Uloch. Bloch, sans se lasser, fabrique un troisième faux, de 2,000 francs cette fois. L'employé se borne à mettre le faux dans son tiroir et l'on dit à Bloch : « Si vous alliez faire un petit tour à Berlin ? »

Blocb consent et part tranquillement pour Berlin, « avec une jeune et jolie Oile dont il avait fait sa maîtresse » sans oublier sans doute d'emporter en Allema<,rne tous les renseignements qu'il a pu se procurer au ministère sur l'état de notre marine.

Vous imaginez le tapage que ferait la Lnnteme, si un Frère des Ecoles chrétiennes avait fabriqué un mandat faux de vingtcinq centimes et si on l'avait traité avec cette indulgence.

11 est vrai que V Intransigeant nous apprend que Bloch appartient « à une des principales familles israélites de Paris. » C'est absolument comme Âlimayer. Tous les voleurs fameux appartiennent « aux familles israélites les plus honorables de Paris. -On se demande ce que doivent produire les familles qui ne sont pas honorables. Les Juifs ne sont pas embarrassés pour si peu: les Bloch feront comme les Alimayer, et solliciteront l'autorisation de changer de nom. J'espère qu'ils prendront le nom de Montmorency, à l'exemple des Juifs de Hongrie auxquels un décret de M. Tisza a permis de s'emparer des plus beaux noms de la noblesse madgiare.

En tout cas voilà un beau jour ouvert sur l'ordre qui règne dans la comptabilité du ministère de la Marine. Il en est de même partout.

XXX LA FIN d'un MONDE

/'Quant à nous autres, dont les pères habitaient la terre de France depuis des siècles, nous ne sommes, paraît-il, « Français qu'une fois », et c'est déjà trop pour les envahisseurs. Partout où Ton signale, en quelque place où l'on peut être utile à la Patrie , un Français d'origine, un Chrétien qui, même sans pratiquer, est resté iidèle à la religion de ses ancêtres, le député républicain, agent de la Franc-Maçonnerie juive, intervient, dénonce, menace, jusqu'à ce qu'il soit arrivé à substituer au Français natif un Juif originaire de Uambour^g, de Cologne ou de Stuttgard.

Les ouvriers, comme les ofQciers avec lesquels j'ai causé, voient clairement que le péril est là; ils comprennent admirablement que ce n'est pas l'ennemi qu'on aura par devant qui sera à craindre, mais l'ennemi qu'on laissera par derrière, à Paris : les Naturalisés maîtres de nos secrets et les représentants de la Haute Banque cosmopolite guettant d'avance notre défaite pour trafiquer de notre rançon ^

* Le Peuple, quoique mystifié parles journaux, a parfois comm^ le confus instinct des dangers qui nous menacent et des moyens qu'il faudrait employer pour le salut de la l'alrie. En 1792, il se rendit ccwupte de riniportance qu'il y avait pour lui à s'assurer de celui qu'un appelait M. Veto et il avait raison à son point de vue, au point de vue de la Révolution ; beaucoup d'ouvriers intelligents sentent bien que si on laisse échapper M. Milliard, la France est perdue.

Les considérants de la résolution proposée par Chirac et votée d'acclamation dans une réunion publique sont un document instructif i)our la science sociale:

« Attendu qu'il est démontré par toute l'histoire de ce siècle que la guerre est l'œuvre préméditée de la finance internationale qui, par des hécatombes périodiques, applique la formule de Malthus;

« Oiie, la toute-puissance de la finance internationale a continué à s'affirmer eu menaçant les peuples; que, même actuellement, et depuis quelque temps surtout, les excitations les plus graves sont provoquées et exprimées par la Bourse;

« Attendu que la linaace internationale organise tous les em-

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