INTRODUCTION Y
Tagonie des sociétés. Byzance fut ainsi : dès qu'un Empereur avait été battu par les Avares, les Bulgares ou les Goths, avait acheté ignominieusement àprixd'or une trêve de quelques années, ou cédé quelques lambeaux de son territoire, sans cesse rétréci, il rentrait à Gonstanlinople, revêtait le costume du triomphe comme les Scipion et les Marins, et toute une armée d'histrions, venue à sa rencontre, chantait des cantates en son honneur.
Personne ne s'étonnait, pas plus que les Parisiens ne 86 sont étonnés de voir se dresser en face des Tuileries. le monument de Gambetta. Les étrangers rient aux éclats lorsqu'ils voient ces statues ridicules, ces allégories d'un comique échevelé ; cette Démocratie, lançant la foudre et assise sur un lion dévorant qui sert de couronnement à l'image du gros homme, qui n'a jamais lancé la foudre et qui n'a rien dévoré pendant la guerre, qu'un certain nombre de repas savoureux.
Le Paris actuel, autrefois si perspicace et si fin, ne saisit pas ce qu'il y a d'invraisemblablement burlesque dans le spectacle de ce pays qui rend à un bohème italien qui n'a fait que des sottises et des malpropretés et qui nous a conduits à la ruine, des hommages qu'on ne rendait pas jadis, même à des généraux victorieux. Cela correspond à un état d'esprit général, à un accord tacite, à une sorte de résolution inconsciente de ne pas raisonner pour ne pas s'attrister, pour ne pas être obligé de faire quelques efforts.
Cette littérature va rouler comme un fleuve de mensonges, de fanfaronnades et d'inepties à travers toute l'année 1889. On va répéter sur tous les tons, que la France de saint Louis, d'Henri IV et de Louis XIV était une terre de sauvages et qu'il a fallu le sang des échafauds de la Terreur pour la féconder.
VI LÀ FIN d'un M0ND8
' Sous le rapport intellectuel, ce Centenaire léguera à l'Avenir, d'inestimables documents sur la période de folie déclamatoire et blasphématoire que trayersent certains peuples avant de disparaître. •
Avec sa télé lugubre, Garnot est bien l'homme de la situation, il est bien l'homme de ces pompes, de ces pompes funèbres; il enterrera la France révolutionnaire, cousue dans un vieux drap rapiécé, dans cette phraséologie spéciale à l'espèce carnotique et les Prussiens seront déjà à Ghâlons qu'on entendra encore flotter dans l'air l'écho des discours ronflants : c L'hégire delà liberté, le nouveau Sinaï, la régénération de l'humanité, la fraternité des peuples, les luttes pacifiques du travail, la France phare des nations. >
J'ai donné pour titre à mon livre : la Fin d'un monde et non la Fin d'un peuple. Les autres nations, en effet, sont presque aussi malades que nous.
Nous agouisons sur un grabat, dans la chambre déjà déménagée d'où l'on a enlevé peu à peu, en même temps que les valeurs et l'argent, toutes les reliques du Passé, tout ce qui parlait à l'âme, tout ce qui rappelait la vie des aïeux. Les Rothschild ont commencé par vider les tiroirs, Hérold a décroché le crucifix, les Juifs Vanderheim et Bloche ont été chargés, sur l'initiative de Lockroy, de vendre les diamants de la Couronne.
L'Autriche, elle, pourrit sur un lit de parade avec des tentures magnifiques qui cachent le jour et que les mites sont en train de ronger.
Au fond, elle est plus enjuivée que nous encore. Rothschild règne là avec plus de morgue que chez nous où la peur des colères populaires, l'épouvante vague d'un réveil auquel poussent les écrivains au cœur droit.
INTRODUCTION fit
le retiennent un peu. L'entrée à la HofTburg de Vienne, de la baronne de Rothschild fut le triomphe d'IsraêL Pour la circonstance, la baronne s'était fait faire le même costume que l'Impératrice qu'elle écrasait de l'éclat de ses diamants, c C'est la Sosie de l'Impératrice i, dit l'Empereur et il ne put dire que cela et il resta désarmé devant toute cette insolence ^
La Presse, à Vienne, comme ici, est exclusivement dans des mains juives. Le ministre TaafPe, qui ose se dire conservateur, trahit effrontément son maître ; il a pour chef de son bureau de la presse, un Juif nommé Freiberg ; les organes officieux, le Fremdenblatt et la Presse appartiennent à des Juifs.
Au mois de mars dernier, Pattaï, un député courageux, comme malheureusement nous n'en avons pas ea France, où les députés conservateurs interrompent Laur quand il dénonce les accaparements monstrueux de Rothschild, a tracé un navrant tabjeau de cette monarchie livrée à toutes les exactions juives. Dans un très beau mouvement, il rappelle à la fin de son discours l'état honteux dans lequel est tombée notre malheureuse France, où le Juivaillon Simon dit Lockroy met les joyaux de la Couronne aux encans, pour faire gagner un peu d'argent aux courtiers en diamants du café de Suède.
Les préopinants, disait le député styrien, ont dénoncé les faveurs illégales dont jouissait de la part des Compagnies de chemin de 1er la rallinerie de pétrole (lisez Hotiischild de
* Quelques mois auparavaut Parchiduc Charles-Louis, frère de l'Empereur, s'etanl permis d'aller visiter les serres du barou de Rothschild, le Juif avait mis son jardinier à la porte pour avoir laissé entrer le prince chez lui en son absence. C'est après cette impertinence faite à son propre frère que l'Empereur accorde aux Rothschild des honneurs qu'il refuse à tant d'honnêtes gens.
Vm LA FIN D*UN MONDE
Vienne) de Finme. La réponse ministérielle aurait dft, ponr le moins, nous promettre une instruction sur cette afirairei d*autant plu9 que nous avons ici, dans Tenceinte parlementaire, un mtérét particulier à regarder de près ce qui se passe dans cette raffinerie, qui est propriété de la maison de Rothschild, ou au moins dans Torbite de ses intérêts personnels. Précisément dans cette raffinerie on use de procédés tels que déjà, Tannée dernière, le député Steinwender a pu dénoncer ici, en plein Parlement, la maison de Kothschdd et ses acolytes comme se livrant à des fraudes douanières. (Mouvement.)
Le député Sckœnerer se lève et s'écrie : « C'est pour cela qu'on leur a donné maintenant un tabouret à la GourI >
On vient de dire — continue M. Pattaï — ce aue j'avais sur les lèvres ; j'ai voulu exposer que les Rothscnild n'ont peut-être obtenu le tabouret à la Cour qu'à titre de récompense pour la patience moutonnière avec laquelle — en se conformant cette fois-ci aux principes de rkvangile — ils subissent tous nos réquisitoires de ces derniers jours. (Vifs applaudissements.)
En vérité, cette maison semble être destinée, par sa fortune, à être le point de cristallisation du Capital tout entier, et à mener ad absurdum tout notre vieil ordre social. Il ne suffit pas à cette maison de posséder toutes les mines de mercure en Espaj^ne, les mines de diamants du Gap, les plus beaux châteaux et maisons de plaisance de France, les latifundia de TAUemafine et de l'Autriche; non, elle veut encore exproprier notre belle Styrie.
Notre verte Styrie, dont je connais fort bien la situation et à laquelle j'appartiens par ma naissance et mon éducation, sera expropriée sans que l'on se soit aperçu du moindre danger.
Ainsi, dans la Haute-Autriche, le député libéral de Linz a déclaré, lors de la dernière élection complémentaire, que la Haute-Autriche ne connaît pas de question juive. Quinze jours après, le Juif Marcus Hallaender, qui, par ses manœuvres frauduleuses et corruptrices, était en train de ruiner des vallées entières^ était déféré à la cour d'as.^ises et, Dieu merci, condamné. Les Juifs feront de vous leurs concierges et portiers et vous l'aurez bien mérité, vous qui avez renversé les barrières et qui leur avez livré nos portes et nos verrous. Tout observateur attentif de notre monarchie peut clairement constater qu'elle descend, degré par degré, dans la sphère de ce monde-là. Dans le jeune empire voisin, qui est notre frère, tout promet un sain avenir viable, tandis que