LIVRE NEUVIÈME EN FORÊT
Impression générale. — Le leit motive du drame social. — Les imperfections de ce livre. — L'influence alanguissante de la campagne. — Où l'on voit Bob tel qu'il est avec ses qualités et ses défauts. — Les Juifs au Bois. — Le discours que se tint l'auteur. — La première sortie de Bob. — La haine de Daudet pour la race chevaline. — Le vrai caractère du cheval. — Au bord de la Seine. — Grandeur et décadence des Syrènes. — Goûts classiques du cheval en littérature. — Dans la forêt de Sénart. — Les fils de fer de Cahen d'Anvers. — Tout est aux Juifs. — Les arbres du Domaine et les diamants de la Couronne. — Super flumina Babylonis, — Le collier de 67 perles. — Les arbres bleus de Watteau. — Un bonjour aux amis morts. — Albert Duruy et Raoul Duval. — Ceux qui sont partis sont heureux. — Le lis flétri.
Si j*ai réussi à me faire comprendre de mes lecteurs je pense, qu'à la fin de ce volume, ils aperçoivent la situation sous le même angle visuel que moi.
Les sentiments mauvais ont existé à toutes les époques, mais autrefois les bons sentiments, qui s^affirmaient à côté des mauvais, étaient sincères et énergiques, allaient jusqu'à Taction. Le Bien avait sa logique comme le Mal; TAmour était aussi passionné que la Haine. Dans quelque camp qu'ils fussent les hommes de partis opposés luttaient sérieusement, ils regardaient comme un devoir de faire tout ce qu'il était humainement possible de faire pour frapper ceux qui les attaquaient, qui attentaient à leurs droits, qui conspiraient contre la Patrie.
Le Mensonge, l'écart entre la Réalité «t l'Apparence, enii-e ce que les gens disent, font semblant de croire, de vouloir,
d*espérer et Fétat yrai de leur cœur et de leur esprit, une fîctivité générale — telle est, au contraire, la caractéristique du temps présent, tel est le leit motive de la pièce bruyante qui se joue devant nous. ♦
C'est une trouvaille de philosophe attentif et de psychologue profond que ce leit motive wagnérien qui, au milieu des complexités du drame, rappelle le type de chaque personnage et, en même temps, évoque une idée qui a déjà traversé les âmes, une impression déjà à demi effacée. Le leit motive apparaît ainsi, comme nous apparaissent à chaque instant des réminiscences, déjà très lointaines, qui tout à coup, reconstituent l'intégralité de notre moi, relient Têtre que nous étions au premier acte de la vie à Tétre qui s*agite aujourd'hui, entraîné par des événements multiples et jeté dans des péripéties imprévues.
Vinsincère de tout ce que nous voyons et entendons est le leit motive de ce livre, qui s'adresse moins à la foule qu'au petit groupe de Français de choix, âmes anxieuses, intelligences déjà réveillées, qui voudraient se ressaisir plus complètement, discerner clairement où nous en sommes.
Ce livre est un Essai encore, comme la France juive, car rheure de l'histoire définitive n'est pas encore venue. Si cet Essai est aussi imparfait, la faute en est à moi sans doute, à ma paresse, et aussi aux champs qui exercent sur l'écrivain une influence alanguissante, endormante et berçante. La faute en est un peu également à Bob qui m'a fait perdre beaucoup de temps...
J'aime beaucoup Bob et je suis heureux de le présenter à ceux qui m'aiment.
C'est le sentiment de la discipline, de la hiérarchie, d'un ordre social où chacun serait à sa place qui m'a amené à m'attacher Bob.
Je n'ai jamais rien vu qui m'ait autant indigné que le spectacle de malheureux ouvriers français, couverts d'un bourgeron luisant et rapiécé, les pieds sortant de chaussures
percées, les traits creusés par la faim et qui regardaientpasser, sur le chemin du Bois, les Youtres d'outre-Rhin à cheval allant faire un temps de trot pour gagner un peu d'appétit avant le déjeuner. /
On aperçoit là des figures invraisemblables, comme l'illustrateur du Jeiteles teutonicus et les caricaturistes allemands s'amusent à en croquer, des têtes difformes et blafardes avec leurs yeux chassieux et leur mine abjecte, des personnages baroques avec de grands nez, — tout étonnés d'être là sur ces bêtes de race, saluant d'autres grands nez et, dans une mimique rapide, ayant l'air de dire, en présence de tous ces grands nez accourus de tous les points du monde : « Décidément nous sommes tous là ! »
Sur l'horizon il semble qu'on entrevoit, comme dans le dessin de Regamey, le Génie du Sémitisme accroupi, avec sa longue barbe et son air triomphant et lugubre, sur l'arc de l'Étoile et regardant le défilé de Paris en murmurant : a Tout cela est à moi ! »
J'aperçois encore, à l'entrée de l'avenue, sous le premier soleil d'avril, les deux filles d'un financier arrivé sans un sou à Paris et qui nous a volé 60 millions. Elles s'en revenaient, au petit galop, avec cette jolie teinte rosée que met aux joues la promenade matinale, lorsque, tout à coup, le cheval de l'une d'elles fit un brusque écart.... Devant les jeunes amazones se dressait une malheureuse femme couverte d'un caraco troué et d'un méchant jupon, pas vieille et qui aurait été charmante si cette physionomie angoissée n'avait porté la trace de toutes les souffrances ; elle traînait après elle cinq enfants en loques et elle regardait vaguement, attendant pour passer...
De la bouche gracieuse des deux sportwomen sortirent quelques paroles violentes en hébréo-germain qui ne devaient pas être des noms de fleurs ; puis, l'une des cavalières toisant le groupe minable qui entourait cette maternité douloureuse, dit, en français cette fois, à sa compagne : « Ah ! croi«-tu, ma chère, quelle ventrée ! »
Et je pensais : u Si les ouvriers n'étaient pas l&ches, si le matérialisme qu'on enseigne dans les écoles ne tuait pas d'avance en eux tout héroïsme, tout désir de sacrifier sa vie, nous reviendrions au temps où c'étaient les plus vaillants qui étaient les plus honorés. C'est nous, nous qui habitons depuis mille ans en terre de France, c'est nous dont les pères ont fait la France qui devrions être à cheval et non ces échappés de ghetto, bons tout au plus, dans une société bien organisée, à nous attacher nos éperons, tandis qu'avec notre cravache nous tambourinerions un petit air de marche sur leur dos respectueusement courbé devant nous....
Ne pouvant reconstituer la société sur ses bases véritables, je voulus faire ce qu'il m'était possible de faire^et je me tins ce discours : « Tu n'as peut-être pas très long^ temps à vivre, qu'il ne soit pas dit, au moins, que tu aies traversé la vie à pied tandis que tous les sales usuriers de Francfort, de Hambourg et d'Odessa ont eu des chevaux fringants entre les jambes. »
C'est ainsi que je m'attachais Bob, en me disant que c'était toujours autant de reconquis sur le butin fait à nos dépens par l'envahisseur étranger...
« Il a sept ans, c'est le commencement de la sagesse pour les chevaux comme pour les hommes, il est très doux, mais un pou gai, » m'avait-on expliqué. La première fois que je sortis avec lui, ce bon Bob fut probablement offusqué par la vue de quelqu'un qui lui déplaisait sur un tramway; il se mit à sauter comme un cabri et voulut se dresser tout debout dans l'avenue de TAlma. Je me dis : « Décidément, on ne m'a pas trompé, il est un peu gai. »
Heureusement, j'avais pris les conseils d'un vieil homme de cheval, d'un honnête écuyer dont je ferai le portrait on jour ; il m'avait résumé l'expérience de toute sa vie en ces termes : « U n'y a jamais de danger avec un cheTal qui n'est pas vicieux, vous n'avez qu'à le laisser faire, à serrer vos genoux comme si vous teniez la selle dans un étan et à
VOUS asseoir vigoureusement dans vos fesses. » Je serrai mes genoux, je m'assis vigoureusement dans mes fesses, et Bob reprit son allure. II est resté le même : fantaisiste, un peu bizarre, mais sans méchanceté.^.
Par lui-même, le cheval est un animal curieux. Daudet Fabomine, le couvre d'injures, le traite de bête de l'Apocalypse et de créature imbécile ; il prétend que son idée fixe est de jeter son cavalier par terre. J'ajoute qu'il a contre Bob un grief personnel parce que le pauvre animal, le jour où je le présentais à Champrosay, pour faire admirer sa douceur , se mit à ruer comme ub perdu en apercevant le monocle de Daudet, et à vouloir saccager les orangers de la cour en dansant entre les caisses. Tout ce que je pus faire, c'est de sortir précipitamment, en regrettant d'avoir conduit dans le monde un animal aussi impressionnable.
Daudet, cependant, a d'autant plus tort de soutenir ces paradoxes endiablés contre la race chevaline, que la seule faiblesse du cheval est d'être un nerveux comme nous tous ; il a des inquiétudes soudaines qui l'effarent, des conceptions erratiques qui l'agitent violemment.
On ne peut imaginer promenade plus ravissante que de suivre les bords de la Seine de Ris Orangis à Gorbeil, à l'heure chantée par le poète.
A l'heure mélodieuse, odorante et vermeille.
Pour un animal qui raisonnerait, même d'après son instinct, cette route semblerait inquiétante. Le chemin de fer est à droite, la Seine est à gauche ; le train passe avec un vacarme infernal dans cette vallée à l'écho retentissant, et de temps en temps le rauque sifflement de la syrène des toueurs déchire lair...
Vous rappelez-vous, par parenthèse, la rencontre de Virgile et des Syrènes dans l'Enfer du Dante? Ces dangereuses enchanteresses des premiers âges du monde qui, la chevelure au vent, dressaient sur les eaux naissantes leurs beaux
corps provoquants, se sont changées en des vieilles hideuses, aux dents gâtées, à Todeur infecte....
Voici, qu'à son tour, le chant mélodieux qui troublait les voyageurs est devenu ce bruit bizarre, ce gémissement strident et sinistre, grinçant et prolongé qui, dans les nuits tranquilles, produit un effet si singulier.
Un cheval serait excusable de s'effaroucher devant toutes ces manifestations diverses. Pas du tout. Bob est content ; il est, comme moi, dans Témerveillement de cette vision radieuse qu'on aperçoit, en certains jours d'été très clairs, dans le lointain, du côté de Corbeil. Tandis qu'un rideau de peu- Tjliers cache un peu l'horizon à gauche, on entrevoit devant nn de l'eau qui scintille, des îles verdoyantes, des arbres qui semblent être dans la rivière, des maisons blanches à peine indiquées et qui ont l'air d'être dans les arbres, — tout cela, avec des lignes très indécises — flottant dans de la lumière dorée.
Voici Bob maintenant sur une grande route paisible, sans nul bruit ; il aperçoit sur le sol une branche d'arbre, une feuille, un rayon blanc qui forme arabesque sur une surface noire; il éprouve, évidemment, une commotion dont il n'est pas le maître, il lève les oreilles, il se dresse tout debout ou il part à fond de train et je suis obligé pour l'arrêter de lui crier : « Bob ! je t'en supplie, sois raisonnable : j'ai encore deux chapitres à faire! »
Ces bêtes-là ont incontestablement une compréhension particulière des choses. Bob a le sentiment des situations, comme on dit dans le monde. Mettez-le au milieu d'un troupeau de moutons, dans un sentier étroit où courent des vaches affolées traînant leur corde arrachée à la main de l'enfant qui les garde et qui crie après elles, dans un embarras de charrettes entrelacées, il ne bougera pas ; je n'ai qu'à le presser un peu entre les deux jambes, il sait que cela veut dire ; « Soyons sérieux; ce n'est pas le moment de faire des bêtises. » Il longera un talus sans faire l'écart d'un centimètre qui pourrait le précipiter dans une vallée, il comprend
la plus légère indication qui lui est transmise par un imperceptible mouvement de la bride ou du filet, avec la délicatesse d*un être aimant qui devine, dans l'obscurité même, à un tressaillement de votre bras, le sentiment que vous venez d'éprouver.
Les seules explications difficiles ont toujours eu lieu dans des endroits isolés, à la vue, par exemple, d'un certain poteau blanc qui occupe le milieu d'un carrefour et qui miroite sous le soleil. Quoique je n'aime pas à frapper les bêtes, je donnai des coups d'éperon, des coups de cravache. L'animal résistait, soulevait sa croupe, tapait du pied, sans doute il finissait par passer, mais il avait réellement souffert... Alors qu'il n'a pas un poil de mouillé après une promenade de trois heures, il apparaissait tout à coup couvert de sueur.
J'ai réfléchi et j'ai supposé que les animaux ont certains moyens de connaissance que nous n'avons pas et que cette antipathie pour ce poteau pouvait tenir à un motif quelconque, lia forêt de Sénart a été jadis aussi mal fréquentée que la forêt de Bondy et un homme a pu être assassiné là et être enterré sans prières...
Je me souviens encore d'avoir vu, au bord d'une route du Forez, une vieille masure qu'on disait hantée ; ouverte à tout vent, les carreaux brisés, le toit crevé, elle était à vendre depuis cinquante ans, et personne n'en voulait; quand ils passaient là, les chevaux frissonnaient, refusaient d'avancer ou s'emballaient brusquement.
Un jour, un régiment traversa le village ; les paysans racontèrent la légende ; quelques soldats se mirent à rire, proposèrent de passer la nuit dans la masure ; on leur apporta de la paille et ils se couchèrent joyeusement. A minuit ils se précipitaient dehors, épouvantés, claquant des dents, et ils s'étendaient sur le revers du chemin pour y dormir tranquilles...
Quoi qu'il en soit, j'ai changé de système avec Bob. Dès que j'aperçois quelque objet de nature à le préoccuper, je lui chante une poétique chanson d'autrefois, comme le cantique
516 LA FITî d'un monde
qu'entonnaient aux Pardons les marins d'Arzon sur cette émouvante mélopée bretonne, flère et calme :
Nous étions deux cents gars d'Arzon Marins durs à la peine, Sur un vaisseau de vingt canons Avec monsieur Duquesnes.
Les Arzonnais ne tremblent pas, Sainte Anne est leur patronne !
Quand Bob a assez de chansons, je lui récite des vers et il ne prête plus attention à ce qui le troublait jadis.
Le cheval est classique, il est impossible de le dissimuler, soit qu'il ait été flatté d'avoir été si souvent appelé c coursier » par les poètes d'autrefois, soit que le rythme régulier des vers de l'ancienne école le berce agréablement ; il ne ya pas plus loin que les Orientales et les Odes et Ballades, qui sont, d'ailleurs, trop méconnues maintenant et qui contiennent des pièces bien supérieures à tout l'amphigouri de l'Ane et de leiPitié suprême. Bob témoigne de sa satisfaction quand je lui récite la Douleur du pacha, où les vers si colorés sont pourtant d'un balancement si égal :
Qu'a donc le doux sultan ? murmuraient les sultanes. A-t-il, avec son fils, surpris, sous les platanes, La brune favorite aux lèvres de corail? A-t-on souillé son bain d'une essence grossière ? Dans le sac du fellah vidé sur la poussière, Manque-t-il quelque tête attendue au sérail ?
Il se remue déjà un peu quand je lui déclame un sonnet de José-Marie de Hérédia (celui qui n'est pas député et gui par conséquent n'a fondé aucune société financière). Le dernier sonnet cependant est vigoureusement ciselé :
Le choc avait été très rude ; les tribuns
Et les centurions, ralliant leurs cohortes,
Humaient dans l'air du soir, qu'emplissaient leurs voix fortes,
La chaleur du carnage et ses âpres parfums.
Ces vers, d'une sonorité déjà plus âpre, ne vont qu'à demi à Bob, et il ne regiet ses oreilles en place que lorsque j'afctaque le Vallon, de Lamartine ; il goûte aussi beaucoup Erizeux.
N'importe, j'ai passé d'heureux moments à rêver, à penser, à réciter des vers, à galoper sur Bob dans cette merveilleuse forêt de Sénart.
Rien de bizarre comme cette forêt quand j'y entrai pour la première fois.
Le regard était, tout d'abord, surpris par la vue d'une incroyable quantité de fils de fer. La forêt était comme enveloppée dans un immense réseau aux mailles plus serrées que celui que Vulcain jeta sur Vénus et sur Mars.
— Pourquoi tous ces fils de fer? demandai-je à un garde. A qui sont tous ces fils de fer?
— Ces fils de fer, me dit le garde, sont à M. Cahen d'Anvers. J'avoue qu'en rencontrant encore un Sémite possesseur
souverain de ce bois, je ne pus me défendre d'un rire bruyauit qui fit envoler, d'un vol pesant et lourd, cinq ou six gros faisans.
— Faut-il que votre maître nous en ait pris de ce bon argent pour pouvoir acheter tant de fil de fer que ça I dis-je au garde en continuant mon chemin.
Ces fils de fer, d'ailleurs, ne manquent point d'éloquence dans leur symbolisme. C'est bien là l'œuvre juive, le réseau qui, peu à peu, s'étend sur tout et qui, à un moment donné, empêche les hommes, comme les idées, de passer. Le Juif est partout le même ; sa première pensée est de confisquer le domaine.
Après les fils de fer, ce qu'il y a de plus dans la forêt, ce sont des écriteaux. A chaque carrefour, au carrefour Charmant comme ai' carrefour de la Grange, des pancartes que la pluie d'hiver a noircies, se balancent en Tair pour défendre quelque chose : Défense de s'asseoir ; il y a des pièges à loups, défense d'entrer dans les taillis. Les chiens eux-mêmes scat
dûment avertis de ne point circuler. On aurait pu croire que le Juif, qu'on pendait jadis entre deux chiens, aurait conservé un souvenir attendri de son compagnon d'infortune. Il n'en est rien. Hirsch faisait abattre par ses gardes les chiens des officiers d'artillerie de Versailles. Gahen interdit aux chiens de Champrosay et de Soisy-sous-Etiolles de se promener dans le royaume qu'il s'est adjugé.
Je dois dire que, depuis un an, s'il y a toujours autant d'écriteaux il y a beaucoup moins de fils de fer et je ne saurais trop insister près du garde général chargé de l'inspection de la forêt pour qu'il veille avec soin à ce qu'on n'empiète pas sur le domaine public.
Gommecellesquisesont produites à Meudon et dans les bois de Rocquencourt, ces usurpations sont absolument iUégales^.
•Au moment où je corrige les dernières épreuves de ce livre, la Ligue des Bois de Paris, organisée par Yves Guyot, vient d'obtenir un éclatant triomphe. Moyennant une redevance annuelle ridiculement minime, 7,900 francs, Bamberger avait confisqué, à son profit, tous les bois de Clamart, de Meudon, de Sèvres, de Châvihe et de Velizy. Sur l'appel d'Yves Guyot et de M. Léon Angevin, conseiller municipal de Meudon, les Parisiens sont venus manifester et le ministre Viette s'est hâté de résilier le bail avec Bamberger.
Cela n'a pas pesé lourd. II en sera de même de tous les privilèges féodaux que les financiers juifs ont usurpés. On a repris les bois de Meudon, on reprendra, un autre jour, les bois envahis
§ar Hirsch, et je ne désespère pasdc voir, un matin, Guyot venir élivrer la forêt de Sénart. 11 y a un train de 9 heures 44, gare de Lyon, qui est très commode pour les excursionnistes. On arrive à Ris à 10 heures 37 et à 11 heures, on peut être attablé devant une omelette au lard sous les tonnelles de l'Ermitaçe. Une autre fois, je l'espère bien, les Parisiens pousseront jusqu'à Ferrières.
Grâce à cette initiative intelligente, voilà Yves Guyot sûr d'être réélu député de Paris, et, ma foi, j'aime autant que ce soit lui qu'un autre. Il est triste, cependant, de constater que jamais les conservateurs ne se mettent à la tête de ces campagnes d'Inde-
Sendance et de bon sens. Toute usurpation est sacrée pour eux es que l'usurpateur est riche. Franchement, après la France juive qui avait dénoncé les brutalités commises par Hirsch sur des officiers français dans des bois qui appartiennent à l'Ëtat, un de nos 175 députés de la droite aurait parfaitement pu porter cette question à la tribune et les Parisiens lui en auraient été reconnaissants...
La forêt appartient à tous et iM. Cahen, concessionnaire du droit de chasse, n'a, en aucune façon, le droit de supprimer, pour son usage particulier, une route forestière classée, la route, par exemple, qui va du Chêne-d'Antin à Champrosay. Le poteau sur lequel on lit cette indication est prisonnier maintenant entre les fameux fils de fer, mais il n'en atteste pas moins qu'il y avait là un chemin public dont M. Cahen s'est permis à tort de faire un chemin privé.
Malgré tout, du côté de Mainville où est le château des Bergeries, qui ressemble à un hôtel de Suisse, cette forêt, devenue un fief sémitique, ne manque pas d'originalité ; elle est machinée comme une forêt de théâtre : le télégraphe et le téléphone y fonctionnent et quand, dans le silence des bois, un faisan a caressé sa faisanne, Cahen en est immédiatement informé à la Bourse ou chez lui...
Tout est à eux. Nos beaux arbres nés en terre française sont à eux et ils nous défendront bientôt de nous reposer à leur ombre ; à eux les diamants de la Couronne de France mis aux enchères sur la proposition de Lockroy, vendus par des Juifs, Vanderheym et Bloche, achetés par des Juifs...
Ils ont pris jusqu'à Babylone. La Babylone du super flumina Babylonis est à eux.
Le sol, nous disent les Archives Israélites du 5 juillet 1888, le sol où s'élevait la contrée qui a été le théâtre de ce merveilleux développement de la dynastie babylonienne et qui s'appelle aujourd'hui Hilleh, tout ce pays enfin est aujourd'hui la propriété de deux Israélites : Menachem Suleiman Daniel (erfendi) et Menachem Salah Daniel, deux cousins qui se sont donné le luxe d'acquérir ce grand lot de terrain.
Quel horizon de pensées ces simples lignes vous ouvrent ! On revoit par l'imagination ces captifs que nous montrent les bas-reliefs d'Assur-nazir-habal à Nimroud ou ceux d'Assur-bani-pal à Koyoundjik. Les Hébreux sont représentés là apportant à genoux la corbeille des offrandes ou poussés sur
les chemins, comme un vil bétail, par les Argyraspides qui précèdent le monarque.
Assur-nazir-Jiabal et Assur-bani-pal, les conquérants terribles, dorment dans la poussière et, sur les ruines de ces civilisations écroulées, le Juif est debout. Les Daniel Menachem ont remplacé Assur-bani-pal dans les jardins de Babylone comme Hirsch a remplacé le Roi-Soleil dans les tirés de Versailles...
C'est une race funeste, assurément, mais bien intéressante à étudier...
Tandis que Gahen chasse dans les bois qui virent les élégantes cavalcades du xviii« siècle, M™* Gahen étale sur elle, avec le mauvais godt des parvenues, les joyaux qui ont appartenu aux reines et aux princesses d'autrefois.
Ce fut une brillante entrée que celle que fît la comtesse Gahen, un dimanche de mai, à la réception de la princesse Mathilde. Ghargée de bijoux d'ordinaire, la Juive n'avait ce jour-là qu'un collier : le collier de 67 perles acquis par elle la veille ; pour mieux narguer celle qui la recevait la comtesse avait choisi une parure impériale, le colUer acheté par Napoléon en 1810.
La chose causa quelque scandale dans le groupe intelligent qui est resté fidèle à celle qui fut accueillante aux artistes pendant les jours fortunés. La pauvre princesse, elle, sentit à peine l'outrage; elle s'était rappelée qu'elle était de la famille de César pour témoigner son mécontentement à un vieil ami de la maison comme Taine, qui avait usé de sa liberté d'écrivain pour juger Napoléon P"" : elle ne protesta pas contre la grossière insolence d'une banquière plus riche qu'elle.
D'ailleurs, ce salon de la rue de Berry qui faisait souvenir des petites cours italiennes d'autrefois est devenu un ghetto en réduction. On y a d'abord laissé entrer un Gamondo et un Strauss, tous les remisiers ont suivi et, au dire des intimes, il ne subsiste plus qu'une ombre de ce salon qui fut jadis un rendez- vous d'esprit et d'art.
Que voulez-vous ? Les Juifs ont la presse et Ton redoute la dénonciation de chaque jour, la campagne de délation et de calomnie. « Accueillez-nous ou Ton vous attaque! Si Ton vous attaque on vous expulse. »
C'est si facile ! « Est-il vrai que de mystérieux conciliabules se tiennent rue de Berry? que les bonapartistes militants se donnent tous rendez- vous là? Nous savons que le gouvernement est informé de ces menées. Pourquoi les tolère-t-il ? > D n'en faut pas plus à un Freycinet quelconque pour expulser tout ce qu'on voudra.
La princesse aime Paris, la France, ses amis, et pour éviter cet exil dont elle a une peur effroyable elle recevrait les douze tribus si elles pouvaient tenir dans son salon... ^
Le reste de la forêt est demeuré propice aux longues rêveries, aux bonnes prières, aux méditations graves qui naissent d'elles-mêmes dans ces avenues profondes où l'on s'enfonce peu à peu, dans la solitude que rien ne trouble, dans
* Rien de plus instructif, sous ce rapport, que ce qui s'est passé à Bruxelles au commencement de cette année.
En Belgique quelques grandes familles ont conservé le respect d'elles-mêmes. A la fln de janvier dernier la duchesse d'Arenberg, une femme à l'esprit très large, très élevé, étranger à tout sentiment mesquin, avait donné un grand bal à. Bruxelles et invité, en mênje temps que les représentants des plus illustres familles, des artistes, des savants, des écrivains qu'une œuvre quelconque avait mis en lumière ; elle refusa obstinément de recevoir les agioteurs, les parasites qui vivent aux dépens du travail d'autrui et notamment les Lambert -Rothschild et les Baùer qui ont trouvé moyen déjà de s'introduire partout. Le Lambert, qui avait tenté les plus humiliantes démarches pour être reçu, fut naturellement furieux; mais cette leçon donnée à la Juiverie tripoteuse produisit une profonde sensation à Bruxelles et la duchesse fut félicitée de tous les côtés. Le vrai peuple qui, en Belgique, souffre presque aussi cruellement que le peuple de Paris des exactions d'Israël, fut tout heureux de voir que la maison d'Arenberg savait garder sa dignité.
Que firent les Juifs ? Ils soudoyèrent des émissaires de loges maçonniques, des étudiants gouapeurs et sans scrupules qu'il suffit d'abreuver de faro pourmettre en mouvement, des habitués de mauvais lieux, et, au moment de la célébration du mariage de l^ue d'Arenberg, ils organisèrent une manifestation honteuse contre laquelle les honnêtes gens protestèrent en vain.
822 La riN d'un monde
le silence que rien n'interrompt. A certains jours, après la pluie, les arbres ont bien la coloration bleuâtre des arbres de Watteau et l'on comprend combien l'ut vrai ce peintre sincère des spectacles de son temps, qu'on nous représente comme un fantaisiste, un historiographe complaisant d'un monde artificiel et factice.
C'est bien une vapeur bleue qui flotte l'été au bout de ces longues allées et les arbres, enveloppés de cette brume, sont véritablement bleus.
La note sombre ne vient que plus tard, et très tard dans l'automne, quand les arbres ont pris la couleur d'or bruni des feuilles que balayera bientôt le vent d'hiver. Jusqu'à la fin la forêt reste jeune, pensive sans être triste, comme certains êtres qui , vivant loin des agitations de la foule, se sont conservés vigoureux, puissants et calmes.
Rien n'est doux comme d'évoquer, sous ces voûtes verdoyantes, qui ont des solennités de cathédrales, les années écoulées, les amis disparus. Je cause là avec mon pauvre Albert Duruy, avec mon cher Raoul Duval et je me souviens de leur joie quand ils ont vu que la France juive prenait, était lue, trouvait un public enthousiaste. J'étais convaincu qu'on découvrirait un joint, un expédient, un prétexte pour saisir l'ouvrage et j'en avais mis, à tout hasard, 25 exemplaires chez Duval, pour qu'il les couvrit de son écharpe de représentant.
Aujourd'hui, ces morts déjà à demi oubliés par les hommes, me disent : c Parlez un peu de nous, rappelez notre mémoire aux bons Français qui vous lisent, que l'Avenir voie, à côté de tous les traîtres et de tous les tripoteurs que vous démasquez, des figures de braves gens qui ont passionnément aimé la France... »
C'étaient de braves gens en effet. Quelle vie fut plus simplement belle que celle d'Albert Duruy qui se sacrifia toujours aux causes vaincues ! Quelle originale physionomie que celle de ce don Quichotte, aux allures d'homme du monde, qui cachait sous des dehors de froideur l'ardent
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foyer qui brûlait en lui pour tout ce qui était la justice, qui haïssait d'une haine si âpre les cosmopolites et les mercantis qui vendent notre pays! Ce fut un homme, c'est-à-dire un bon aimeur, pour employer le mot de Montaigne, et un bon haïsseur, good hâter, disent les Anglais.
De celui-là je puis parler, car nul, ne le connut mieux que moi. Nous étions sur les mêmes bancs à Charlemagne et je venais canoter avec lui et déjeuner gaiement, à deux pas d'ici, dans cette maison de Viileneuve-Saint-Georges où je Pairetrouvé agonisant.
Quand il revint de la captivité d'Allemagne, après sa brillante conduite pendant la guerre, il n'eût tenu qu'à lui d'être avec les vainqueurs. Il avait diné avec Gambetta, chez Laurier, la veille de son départ pour l'armée et Gambetta, très au courant, lui avait annoncé tout ce qui allait arriver : il n'est pas d'offre qu'il ne lui fit au retour pour le décider à marcher avec les Républicains à l'assaut du pouvoir. Duruy se donna à celui que toute la France continuait encore à appeler, avec un accent de naïve affection, le petit Prince impérial, alors même que l'adolescent était devenu un homme ; il se dévoua corps et Ame à ce régime pour lequel il n'avait ressenti qu'un médiocre enthousiasme quand il était debout et qu'il défendait de toute son énergie, maintenant que tout le monde l'attaquait.
n fut le confident des pensées les plus intimes du Prince; il aurait été le premier à ses côtés au jour de l'action; il tenta, sans y réussir, d'accompagner le jeune héros au Zoulouland. Puis^ au mois de juillet, c'était, je m'en souviens, sur le pont Solférino, je rencontrai mon Duruy, vieilli, frappé au cœur... C'était fini! Celui qui peut-être aurait sauvé la France, qui, au moins, aurait certainement réhabilité les rois en risquant quelque entreprise audacieuse, était tombé sous lazagaie des sauvages, au fond d'une clairière d'Afrique...
L'Impératrice, du reste, ne fut pas ingrate envers le fidèle ami de son fils. Quand Duruy la revit, quelque temps après à Arenenberg, dans cette demeure pleine des reliques de
TEmpire, elle lui dit : « Je sais quelle afiTection Louis ayait pour vous : je tiens à ce que vous ayez un souvenir de lui. » Et elle lui offrit une de ces photographies qu'on tirait par millions d'exemplaires pour la propagande et qu'on envoyait, par hallots, aux gendarmes et aux gardes champêtres...
Lorsque Duruy me raconta cet épisode, j'avoue que j'eus encore un moment de bon rire.
— Que veux-tu, mon vieux, lui dis-je, il parait que nous avons des têtes à ça. Encore, on t'a donné une photographie... Quant à moi, il est possible que mon livre réussisse et que les Républicains m'épargnent, mais je t'afflrme que si les conservateurs arrivent jamais au pouvoir, ils ne me manqueront pcis et me mettront prestement en prison.
Cette âme chevaleresque avait la vocation du dévouement. Nul n'a oublié avec quel talent Duruy prit la défense des religieux que la Maçonnerie juive jetait hors de leurs ceJlules, et l'impression que produisirent ces articles signés d'un tel nom.
J'aperçois encore mon ami m'attendant sur le dur pavé de la rue des Postes, un matin où je devais le présenter aux Pères, que, d'ailleurs, j'avais vu pour la première fois la veille. Considérez si les légendes sont tenaces ! Duruy éprouvadt une sorte d'appréhension à l'idée de franchir le seuil d'une maison de Jésuites. — Comment entres-tu là dedans, toi? medemanda-t-il. — Mais, mon ami, par la porte.... 11 entra et subit, comme, tant d'autres, la séduction de la vertu souriante du Père Du Lac. 11 était venu pour défendre un droit odieusement violé, en se plaçant uniquement au point de vue humain, et, sans s'en douter, il avait fait le premier pas vers la Vérité divine...
Une après-midi d'août, j'étais de nouveau devant cette maison de Villeneuve où je n'étais pas retourné depuis le collège. Une existence d'homme s'achevait là. Adieu le beau livre, élaboré avec tant d'amour ! Adieu les espérances, les amitiés sûres, les ambitions permises I Tout avait trompé
BN FORÊT S25
celui à qui tout semblait devoir réussir : la maladie avait terrassé ce corps d'athlète, les rêves politiques s'étaient écroulés, les projets littéraires étaient brisés à jamais... Dieu seul ne manqua pas à cet être de générosité et de droiture qui était fait pour le connaître ..
L'admirable compagne d'Albert Duruy savait quelle était la pensée secrète de cette âme. Quand le P. Du Lac, qui avait tout quitté pour accourir au chevet de celui qui Tavait défendu, arriva, d'Angleterre, iltrouva ouverte la portede la petite chambre du premier étage. Notre pauvre ami était là, assis dans un grand fauteuil, ayant devant lui les épreuves d'un dernier article que le mourant avait tenu à corriger lui-même, et où tout parlait encore de la France et de l'armée ; il tendit au visiteur une main amaigrie et lui dit : « Je vous attendais. »
Sans doute, la mélancolie vous étreint devant cette destinée si brève, mais ces souvenirs douloureux ont leur douceur. C'est une digne fin après une vie qui est un exemple.
Duruy avait été estimé de tous pendant sa vie ; il s'en alla pleuré de tous, accompagné des représentants les plus qualifiés du parti qu'il avait servi.
Le dimanche des obsèques, je m'en souviens encore, le train du matin s'allongeait à perte de vue dans la gare de Lyon. On ne voyait que d'anciens ministres, des grands dignitaires, des sénateurs, des magistrats de jadis. On entendait : « la princesse » par ci, « madame la maréchale » par là, « madame la présidente » ailleurs. Tout ce monde d'officiers et de commandeurs de la Légion d'honneur avait encore la mine haute, l'attitude officielle du personnel de l'Empire, mais dix-huit ans avaient passé sur lui ; les tailles étaient voûtées, les traits tirés, le regard atone ; il semblait, qu'en menant le deuil d'un des siens, ce monde, appartenant désormais au Passé et dont toutes les espérances avaient été déjouées par la Fatalité, fit comme la répétition de ses funérailles à lui, assistât d'avance à son propre enterrement...
Quand tout fut terminé, on monta, sous un soleil éclatant, derrière le vieillard illustre que tant de douleurs avaient déjà louché sans l'abattre, la route qui conduit au cimetière, entre une double haie de fleurs et d*arbustes embaumés; puis on redescendit vers le village.
Le plus prochain train ne partait qu'à 3 heures, et les dignitaires d'autrefois, la maréchale et la princesse, les excellences, les ministres plénipotentiaires, entrèrent chez un traiteur où les couples joyeux, les canotiers et les canotières, les calicots et les demoiselles de magasin viennent, le dimanche, manger de la friture.
Beaucoup, parmi ces personnages considérables, mangèrent de la friture, et j'en mangeai aussi à côté d'une grosse dondon aux appâts robustes, toute à la joie de sa villégiature dominicale et qui regardait, curieusement, ces hommes et ces femmes aux manières distinguées qui formaient un saisissant contraste avec son compagnon et avec elle-même.
Je laissai partir le train et je restai longtemps, dans ce restaurant de banlieue, à méditer sur ce que c'est que de nous, à refaire en imagination le chemin que nous avions parcouru côte à côte avec Duruy, à me rappeler les confidences, les amours, les plans de livres, les discussions sur les chances qu'aurait un coup d'Etat de réussir, les généraux qu'on croyait prêts à marcher, les plaisanteries qui nous faisaient rire et qui n'auraient peut-être pas semblé drôles à d'autres, le charme profond de pouvoir penser tout haut, devant un ami.
Je levais le siège en m'a percevant que les larmes commençaient à se mêler à la cendre de mon troisième cigare tombant dans ma tasse de café — pendant que, perdu dans un passé à jamais disparu, j'évoquais tous ces souvenirs où les gaietés de notre jeunesse traversaient les événements tragiques de notre temps, pendant que je songeais à toutes ces choses d'autrefois, — à toutes ces choses maintenant enfermées dans un tombeau sur la colline qui domine Villeneuve..
Ce fut un vaincu encore que Raoul Duval. Sans doute il eut de plus que Duruy la joie des triomphes oratoires, mais au fond, quelle désillusion chez ce patriote en songeant que toutes les forces qu^il portait en lui n'avaient pu être employées au service de la Patrie I II était monté à la tribune douze fois dans une seule séance : il avait décidé le succès du 24 Mai, et les conservateurs qui avaient sous la main, à rheure de son entier développement, cette liiâle individualité, cet être plein de résolution, de tempérament, de santé physique, allèrent prendre Beulé pour ministre de Tlntérieur !
Ce Beulé avait découvert quelques plâtras dans un coin; il avait fini par faire croire aux badauds que c'étaient les ruines de TAcropole, et le duc de Broglie déclarait que ces titres étaient suffisants pour être ministre de l'Intérieur, pour tenir tête à la conspiration maçonnique. Quelle misère I Ce qu'il faut se dire, c'est que ce sera toujours la même histoire. Les conservateurs n'auraient pas pris Beulé qu'ils auraient pris Astier-Réhu; ils prendraient demain un autre académicien momifié. Ce qui les caractérise, c'est la haine de tout ce qui a une valeur, une nature, une effigie précise et distincte.
Gambetta fit aussi tout ce qu'il put pour s'attacher Raoul Duval, mais ce protestant, fort tiède même dans sa foi protestante, refusa de s'associer aux persécutions. Blasphémer contre FËglise qui avait fait la France, c'était blasphémer contre la France pour laquelle il avait un immense amour. 11 resta en dehors de toute action effective, souffrant au fond de son inutilité, sachant combien il était supérieur à tous les Polichinelles qui se succédaient au pouvoir, apercevant aussi plus clairement que d'autres, avec ses qualités d'homme pratique, le gouffre financier dans lequel nous roulions.
Celui-là aurait-il eu sa revanche? Je n'en sais rien. Le guignon est sur nous : tout ce qui représente un mérite exceptionnel, une conscience, une honnêteté, est condamné d'avance... *
558 LA Fiw d'un monde
Raoul DuTal avait bien Tintuition de cette situation et une ombre de découragement voilait souvent cette physionomie ouverte et loyale. Quand il était seul à Paris, avec son fils qui terminait ses études au lycée Bonaparte, il venait me prendre parfois, au sortir de la Chambre, au moment où j'allais dîner.
— Marie, j'emmène votre maître, criait-il du bas de Tescalier, de sa bonne voix cordiale et bien timbrée qu'il me semble entendre toujours.
— Mais, monsieur, la soupe est sur la table.
— Cela ne fait rien...
— Pourquoi ne restez-vous pas plutôt à diner?
— Mon ûls revient du collège à six heures et nous attend à la maison.
Et nous partions, faisant le grand tour pour aller avenue de TAlma sous ces vieux arbres qui donnaient au quai d'Orsay, de ce côté, quelque ressemblance avec un cours de ville de province, avant que tous les exploiteurs de tour Eiffel n'aient installé là leurs bâtiments en charpente pour cette Exposition ridicule à laquelle tous les peuples refusent d'assister avec une unanimité touchante.
Nous causions gentiment, moi plus gaiement que lui, qui, sans rien en dire à ceux qui l'entouraient, sentait la mort prochaine, me rappelait que sa mère était morte toute jeune de la même maladie de cœur que lui.
Quelle tendresse et quelle virile franchise dans cet homme bâti en Hercule, à la moustache fière, au clair regard qui toujours fixait l'interlocuteur en face; un guerrier gaulois, a-t-on dit, et c'était vrai ! Autour du Vaudreuil chacun l'adorait. Q«and les paysans étaient embarrassés pour manier une nouvelle machine, comme la sarcleuse aux pommes de terre, il soulevait lui-même la sarcleuse et leur apprenait la manière de s'en servir. Il arrangeait les affaires de chacun, donnait à tous le conseil utile, et tout cela aisément, simplement, en revenant de prononcer quelque superbe discours à la Chambre. C'était un homme, encore, celui-là...
Ne croyez point que je sois triste quand je cause avec tous ces amis disparus dans les allées mystérieuses de la forêt. Au fond je les trouve très heureux d'être partis. Ils ne verront pas ce que nous verrons : l'état de plus en plus misérable où tombera cette France qui fut si grande.
Chère France ! Avoir monté si haut parmi les nations et tomber si bas, recevoir tous les outrages et ne pouvoir répondre, perdre chaque jour quelque fleuron de son étincelante couronne, quelque débris de sa gloire passée et écouter encore, d'un air déjà bien morne et bien désabuse, il faut le reconnaître, les paroles des rhéteurs qui nous tromperont jusqu'à la dernière heure !
Pourquoi cette chute ? Quelle cause dominante assignera l'Histoire à cette fm ? Une déviation du sens de l'Idéal — un faux chemin pris en 89, un chemin au bout duquel on croyait trouver Salente et dans lequel on s'est obstiné, aprôs n'y avoir rencontré que des désillusions, des catastrophes et des hontes...
Par-dessus tout, la France fut la nation éprise d'Idéal, de Justice, de Progrès. Bonald a écrit quelques lignes émues sur le choix des symboles qui figuraient dans les enseignes de chaque peuple. Les uns prirent l'aigle, d'autres le léopard, et ce fut derrière des images de bêtes, et de bêtes de proie, que marchèrent les hommes. La France choisit une fleur, la fleur mystique et suave par excellence, le lis sans tache, et lui prêta encore une forme à elle, en fit une fleur qui ne ressemblait à rien, une Qeur chimérique qui paraissait éclose dans un rêve...
Tant que le lis éblouissait eut ses racines dans la forte t?rre des traditions et des croyances, il s'éleva majestueux et poétique sous le ciel ; aujourd'hui le sol est aride et lë lis ,déjà flétri sous les exhalaisons impures des envahisseurs, se penche, prend les teintes jaunâtres de ce qui va mourir.
Bientôt le passant verra jeté sur le pavé, décoloré et flétri^ le beau lis d'autrefois, le beau lis dont la tige était droite comme une lance guerrière. Et le passant dira ce que
disent tous les étrangers : « Quelle noble fleur I Quel pays magnifique ! Quel peuple comblé des dons de Dieu 1 Quel dommage de finir ainsi ! Seigneur ! épargnez-nous un tel sort ! Préservez-nous des Sophistes, des Francs-Maçons et des Juifs. Miserere mei, Domine!,., »
INDEX
Abailard, 15.
Abascentus, 464.
Abeille, (Alb.), 390.
Acosta, 485.
Adam de la Halle, 478.
Aguesseau, 303.
Alaric, 296.
Albe (duc d'), 226.
Albert, 264.
Alexis (Paul), 88.
AlIard(R. P.), 136.
Allmayer, xxix, 172, 229, 48i.
Alphand, 478.
Alphonse xii, 2t>2.
Amilly (comte d'), 389.
Amilly (comtesse) d'), 380.
Amon, 112.
Andlau (d'), 400, 420.
Angevin, 518.
Anquetil, 155, 456.
Anti^ny (Blanche d'), 399.
Antoine, empereur, 301.
Antonin, 208.
Antoninus, 316.
Archambault de Gomboin, 11.
Ardant, 4, 201.
Arenberg (duchesse d'], 521.
Arenberg (M"« d'), 521.
Aristophane, il6.
Armagnac, (comte d'), 231.
Arminius, xxxii, 207.
Artacnan (d*), 197.
Artois (comte d'), 336.
LA FIN d'un UONDE.
Arvers, 362.
Assi,. 128.
Assur-Bani-Pal, 520.
Assur-Naziz-Habal, 520.
Aubanel, 119.
Aube, amiral, 245.
Aubigné (d') 321.
Audiffret-Pasquier (d') 333.
Auguste, empereur, 301.
Aulard 229.
Aumsle (Duc d'), 308, 309, 310,
Aurevilly (d'}, 88.
Autriche (Don Juan d'), 226.
Avenel, 6, 424, 425, Avrial, 128, 129.
Awata, 169.
B. de M., 134.
Babœuf, 108.
Bailly, maire de Papis, 24.
Bakounine, 151, 172.
Balland, 145.
Ballivet, 149.
Ballu (vicomtesse de), 450.
Balzac, 270, 275, 287, 501.
Bamberger, xxxi, 231, 518.
Bancillon (R. P.), 348.
Banville (Th. de), 269.
Baour-Lormian, 153.
Bapst (G.), 305.
Barail ^général du), 74, 77.
Barbaroui, t.
Barbe 263.
Barbes, 323, 337, 329, 330, 331.
Barboux, 4S7, 503, 50i.
BaroaTe, 25.
Barras, 310.
BarréniB, 471.
Barrés, 46.
Barriard, 83.
Barthelon. ,iO, 177, 370, «1.
Bastien, 166, 467 4SS.
Baudter, SUS.
Baudoux. 301. 202.
Baudrillart, 298.
Baudry (P.), 169.
Baûer, ii21.
Bazan (comtease de), 328, 329.
fieBumoDl[tomleJ.de),3S9.
fteaumont (PauMaa de), 40>.
Becquc, SS.
Bédarridee, 505.
BeHoir, 3â2.
bÉranger, ^Oi, 473.
Bérard des Glajeiix, 175.
Berger, 423.
Bergerat, 8X.
Berlet, député, 307,
Bernard, avocat général, 4â2.
Beroalde de Verville, 93.
Berry (duchesse de), 21â.
Bert (P.). 125, 192, 438, 416.
Bert |M"" P.), 19Ï.
Berlhelot, 337, 338, 358.
Berlhier (uomlel, 360.
Berthier (FrèreE), 102,267,488,
Bertliier (Juins), 500.
Bethmann (M.), 389.
Bethmana (U"'). 3B9, Bellimont, 78, 80.
Itètolaud, 290.
Boulé, 527.
Bey lie Tunis, 287, 28», 290, S92.
Bidouze, 438.
Biâville (de), 504.
Biez (de) xxu, 230.
Bischom«lieiai,37, 172,294,231.
Bismarck, 45, 55, 74, 349, 255,
272, 313, 40S, 438, i53, 503. Biaseuil, 132.
Blocu (duc ds), 332.
Blanc (Louis), 108 128, 163,
Blanqui (Adolphe), 160.
Blavet, 88.
Bieichrœder, 45, 49, 504,
Bloch, XXIX, 112, 293.
Bloche, expert, vi, 519,
Blount, 94, 95, 06, 98.
Blount, fils, 05.
Blowitz, 253.
llliicher, 252.
Bocher, 309.
Bocher (SI. Gabriel), 389.
Bocher (M" Gabriel), 389.
Bodan (du), 19.
Boileau (KlienneJ, 230.
Boileau, 478.
BoisBClin (i:orate de), 300.
Bois gobe ï (du), x\v.
Booald, 404, 529-
Bouaparte. V. Efapoléoa,
Boncltamps, 274,
Vonjean, 136.
Bonne tain, 381.
Bonnerje, 115.
Bons 490, 4iU0,
Bontoux, i«5.
Boeeuet, IQS.
Koltard, 132.
Boubée (Simon). 452,
Bouchez, 28^, 472.
Bouchy (colonel), 407,
Boucicaut, 86, IU4.
Boucicaut (JI"), 103, 104, 105,
BourOers, 390.
Boulanger Rénéral, 47, 154.
279, 280, 284, 285, 286, 312 313, 314, 316, an, 318, 319 328, 339, 346, 359, 467.
Ilourdalutie, ^22.
Boupgel, 145, 1Ï7, 386, «3,
Boutray (baronne de), 389,
Brachet, 306.
Bragance (duthesse de), 168.
Breda (comte d«), S4.
Bres selles, 504.
itrialou, sOO.
Brice (René), 60.
firizeun, 517.
BrocB, 13".
BrOKtle (duc de), 146, 303 S33
Broglie (prince île], 390 Brousse, 150, loi, 152, IS-i
Brèves (de). 493.
Bûcheron, t'. Saint Geneit Bu^eaud, 309.
Cabet, 108.
CB(iou<lal(Ceornesde) 12 145 Cairarel, 171.
Cahen<t'Anïers,x™, 231 517
Catien d'Anvers (M-'), 520 Gahen, dit f.yun, 3H8.
Calderon, 2-lli.
Calmann i.évy, 206.
Calmon, 134.
Cambacërës, 7, ITT, 404 Carabier-Dnimont, 334 CanlHiQ (raiil), 202.
Camèlioat, m, 133.
Cameacasse. 81, 1 48.
Camondo, XXX1. S31, 520.
Campaneila, lùl. Campo-Sètice (duc de), 40.
Camus, 108.
Canel, 4SI.
Cano, 226.
Canrobert, xxvi, 260, Cappetle [Mariel, tt.
Caplier (R. P.), 3T4.
Caracalla, 317.
Caradec (Allwrt-Marie-Am-
broise}, U.
Caradec (Ambroisc-Jacques-
Uatbieu), 14.
Caradec (Jacques- FrantoU),
Caran d Acbe Sil.
Carl>le i <S8 219, 320, 323,
JJ3 379 *12 («rmagnoln J27.
Larnot ^i "08 310, 337.
Caro 408 OJ (arr*r 2''9 "' Lasabiancn CaE agna'- [I aul de), HH, 1W),
CathelinPii 4.
Caton 475
Caui (marquis de), 3S4, Cavalle 88 Caiour 29' Cazot 36 136 247, 203, 404,
Cécrops 316 Cénsolles i5 Cervantes 3* 226.
Césena 203 Chal>erl 18.
Cbambord (comte de), 29S,30S,
amp a r S8
ChappuiS 496 497.
Chapron (Léon) SS.
Charcot dotlcur, ivci.
Charelle. 147, 325, 326, 327,
Charles le Téméraire, 46.
Charlea X, 169.
Charics-Loilis, archiduc d'Au-
Châtaigne, 438, 430, Chateaubriand, 392.
Châtelain, sous-orilcier, 257.
Chatham (Lord), 272, Chaudieu,137.
Chaudordy (de), 251.
Chauvron (de), 197, 503.
Ghavagnac (vicomte de), :
Chavagoac {Ticomiesse de),
3se.
Chénier (André), 22Ï, 229.
Chesnelong, 211, 215, 221,222, 223, 221, 225.
Chevé, 110, J12, lli.
Chevigné (comle de), 3B0.
Chevigné (comtesse de), 39».
CheTreau (Léon), 193.
CtierbuliËZ, 41â
Childèric, 221.
CbinclioUe. 1.
Chirac, 4, 56, 93, 159, 160, 38?,
Choderlos de Laclos, 23.
Cboiseul-Praslin, 385.
Chollet, 330.
CholtetOD (générât), 459.
Chourier. ii>8, 459, 160.
Clairville, 402.
Claude, empereur, 317, 310.
Ctaye (de), 280.
Clemenceau, 73, :6, 80, 152, 154, 3Ô8, ÏB5, 266, 267, 268, 270, 271, 272. 273, 274, 275, 279, 2S2, 283, 281, 285, 286, 294, 314, 359, 361. 374, 375, 421, 452. 506.
eiém
Colherl, 186. 197, 198, 199, 230,
Colombier (Uarïe), 326.
Combautt, l22, 133.
Comte (Auguste), 27,231.
Condè, 311.
Constance, iQl.
Conijtnns. 101, 215, 360.
Coppee, 390, 430.
Coquille. 29.
Cornély, 311, 317, 320.
Cornil, 98.
Cortazzi, 116.
Cortei (Fernand), 228.
Costa Je Beauregard, 390.
Coata de Beauregard (ïicom te i,
Costa de Beauregard (vicomtesse), 389.
Coster de Sa tn [-Victor, 14S.
Couche, «7.
Courbet, i53.
Courier (Paul-LouiB), 33, 204.
CûïsevoK, £69.
Crémieux, 216, 336.
Grillon, 321.
Crisenoy (de), 390.
Crispi, 6i.
Cfouzet, 420, 127, 128, 130, 433.
Cunin-Gridaine, 90.
Curlai, 460.
Cuvillier-FIeury, 309.
Dacosla, 128.
Uailoi, 285.
Dante, 513.
Danton, t'à6, (31
llaiiderr.y. 2jB.
Daudet (Aipiiinse), 119, 269,
Daumas, 500.
Dauphin, 37, 267. 186, 502, 504.
Dautresme, 152, 453.
Uaynaud, 190.
DecBies (duc), 291, 30B, Delafosse (Jules],2i9, 250, 3te,
Delepouve, 456.
Delescluze, 12S. 136.
Dumflfi^e, 43. 175.
Dereiiri!, 12,S, 133.
llescliaum s. 88.
Depreî (Marcel), 285, 439, 465.
IJerofile, i* Develle, 248.
Devienne, 502.
Davillc, 159.
Dioclétien. 393.
Dody, 63.
Domilien, 46t.
Donnot, 2i, 261 , Dorval (1I-), 330
Dreyfus, 37, 63, 209, 224, 290.
Dreyfbs, grnnd rabbin, 168.
Dubarry, 146.
Dubrujeaud, gg.
Ducamp (Maxime], 130, 436.
Duchatel (comle], 121.
Ducterc, 93.
Ducrot (RéaérBl), 260.
DulTo, 132.
DuRué de la Faucoonerie, 180,
Ducuesclin (duchesse de), 16.
Duiier
. Dukas, 502.
Du Lac (II. P.), 524, 325.
Dumas (Alexandre}, 330.
Dumay, 155.
Dumon, ISO.
Ilupêré, 149.
Uiiplan, 98.
Dupont (Cl.) 123, 133.
Dupray, xxt.
DupuLs, 25S.
Dupuy. notaire, 294, 295.
Durand, restaurateur, 147.
Burforl-Duras, 390.
Duruy [Albert), 20, 119. 370, 532, 523, 5ït, 525, 526, 527.
Duval, membre de la Commune, 13B, 173.
Duval. V. Raoul-DuTal.
Eiffel, IV.
Embilen (baronne), xn, xiv.
Empereur d'Autriche. V. Pran-
sois-Joseph.
Engels, 32, 130.
Epbrusai (famille), 169.
Epbrussi, XXXI, 167, 231, 400.
EphruBsi (Charles), 169.
Ephruaai M" M.), 168.
Erlanger, xsn, 37, 43, 45, 49,
Erian-er (M-). ^IflO, 50Î.
Erlanger (M""), iUS.
Escandon (de , 399.
Espée (de 1'). 3y0.
Espeuitles (comte d'}, 3«».
Espeuilles (comtesse d"), 3SB.
Espeuiltes (marquis d'), 3S9.
Espeuilles (marquise d'), .^f.],
Etienne, 131.
Etincelle, 300.
EtruEcus, 461.
Eudes, 155, 323.
Eycbenae, 359.
FabreRuettes, 463, 473.
Faidherbe, ISI .
Falateuf, 487.
FalRuières, 395.
Fallières, 6i, 73.
Farnèse, 226.
Fa vi ères, 450.
Favre(Jul<^s), 139, 261,47».
Fénelon, 16i.
Ferré, 128, 135.
Ferron,'407.
Ferrouillal, 350.
Ferry, 350.
Ferry (Emile), l Ferry (Jules), 4)
Féry d'Ësclends, 423.
Fesch (abbé), 220.
Fiesque, 327.
Finance, l.M).
Flammarion, 301.
Flaubert, n.
Floq'iet (Charles), 258, 27 J,
Florii
INDEX
Forneron, 416.
Fouché, 8. 9.
Foucher (Paul), 165.
Fouquet, 196, 197, 199.
Fouquier (Henri), 381.
Fouquier-Tinville, 229, 300.
Fouret, 92, 96, 97.
Fourier, 108, 109.
Fournier (Kdouard), 254.
Fourtou, 301, 323.
Foy (général), 454.
Franck (Ad.), 60, 196.
François T', 336* François-Joseph, vii, xi, xii,