INTRODUCTION XV
Je ne voudrais pas, d'ailleurs, contrarier llmpératrice d'Autrictie, si elle trouve amusant que les révolutionnaires coupent la tète à son fils et à sa bru et que les Juifs composent des vers badins là-dessus. — Cela la regarde plus que moi.
Ce que j'en dis c'est pour le principe.
Je ne fais même aucune difficulté d'avouer que cette ironique selicha sur Marie- Antoinette est un chefd'œuvre d'artistique férocité. Avec quelle grâce atroce ce Juif s' égayé sur le supplice d'une reine! /Gomme le poète exquis, le Parisien raffiné, est bien le frère des Youddis crasseux, des Youddis à tire-bouchons de la Gallicie qui, réunis pour quelque meurtre rituel, se regardent en riant tandis que, par la plaie ouverte de la victime, s'échappe, pur et vermeil, le sang chrétien destiné au doux pain du Pourim.
Ce n'est pas le cri brutal du sectionnaire porteur de piques : « A la guillotine l'Autrichienne î » C'est plus fin, plus sinistre aussi. L'ironie de ce Juif, qui a dix-huit cents ans de fiel recuit sur le cœur, s'épanouit au spectacle de ces trous sanglants, de ces cous de patriciennes dans lesquels la hache a fait une large entaille, à la vue de cette grande dame qui rafraîchit, avec -son éventail, sa gorge blanche qui finit dans une plaie béante.
/C'est le Juif, encore une fois, avec cette terrible haine qui ne flamboie pas, et, même assouvie, met à peine un éclair de rapide bonheur dans ces yeux de gazelle mouillée du Sémite, si expressifs et si tristes; c'est l'éternelle parodie, la Messe Noire célébrée, non plus dans la lande au Moyen Age, mais sur des ruines de palais écroulés et de châteaux incendiés, — la Messe Noire avec les plaisanteries impies, le signe de la croix de la main gauche, l'Evangile lu à rebours ou posé sur la
croupe d'une sorcière. C'est Ludovic Halévy choisissant les mythes immortels de la Grèce comme thèmes d'opérettes obscènes; c'est Offenbach prenant un cantique, le mettant à contretemps et en faisant un motif de cancan.••
Je la vois Entr'ouvrant ma tombe
£t sa voix M'appelle et j'y tombe.
Hélas 1 quelle douleur Remplit mon cœur De crainte et d'horreur I
Ainsi chantent des êtres au cœur pur, évoquant au fond d'un sanctuaire la vision grandiose et terrible de la Mort et de l'Eternité. Offenbach entend cela, il l'accompagne peut-être comme organiste, il songe immédiatetement à travestir et à parodier et il a trouvé le mouvement d'un chœur d'opérette.
Mais rien ne vaut à mes yeux, Uu joli petit bézigue à deux,
Il jette cette charge d'un cantique à travers la caricature d'une légende, la touchante légende de l'épouse persécutée du palatin Syffrid, la douce Geneviève de Brabant qui, victime des calomnies de Golo, vécut dix ans au fond d'une forêt, sous une hutte de branchages.
Avec l'instinct de sa haine pour tout ce qui a inspiré notre respect et notre enthousiasme, avec son besoin de blasphémer, cette race possède incontestablement un don particulier de saisir le côté grotesque de toute chose émouvante et belle. Ecrivains et artistes restent marchands de lorgnettes, mais ils vendent des lorgnettes spéciales à verres salis ou bizarresi des verres faits à
INTRODUCTION XVIT
l'image de leur cerveau déséquilibré et, grâce auxquels, tout sur la terre apparaît difTorme, malpropre, incohérent, extravagant et baroque.
En dehors d'une satisfaction mauvaise les Juifs n'éprouvent nulle joie k cette besogne. Quand il écrit SCS œuvres les plus folâtres, Halévy a sur sa table le revolver avec lequel Prévost Paradol s'est brûlé la cervelle. Ils obéissent â une sorte d'impulsion irrésistible, à une trépidation maladive qui les empêche de rester tranquilles et de laisser les autres tranquilles. En Roumanie, on aperçoit parfois les synagogues illuminées la nuit : ce sont des Juifs qui s'entraînent pour la conquête des capitales en chantant et en dansant frénétiquement le galop d'Orphée aux Enfers.
La race est ainsi ; destinée à finir dans toutes les épilepsies, dans tous les arthritismes, dans toutes les démonies. Le Juif se trémousse comme les malheureux qui sont atteints de la chorée, il se remue sans trêve comme ceux que les dartres démangent, il travaille sans cesse du cerveau comme les gens qui ont la névrose./
Ce que je vous dis là, Gharcot vous l'expliquera en d'autres termes. « Les Sémites, dit-il *, ont le privilège de présenter à un degré considérable tout ce que peut inventer l'arthritisme, tout ce que peut inventer la névrose et ce serait un travail fort intéressant à faire que d'étudier spécialement les maladies d'une race aussi originale que cette race des Sémites qui a joué un si grand rôle dans le monde depuis l'antiquité jusqu'à nos jours. »
Gharcot a raison et une telle étude serait d'un intérêt considérable. On est tout étonné, en efi'et, en causant
* Leçons du mardi à la Salpêtrière, 15 novembre 1887.
il-' :-.'
XVni LA FIN D*UN MONDE
avec des médecins, de voir à quel point les observations des savants sont d*accord avec les constatations des sociologues.
' A des époques de dissolution, comme celle que nous traversons, ce ne sont pas les mœurs seulement, les modes d'envisager la vie qui se transforment, ce sont les maladies elles-mêmes qui changent de caractère.
Le rhumatisme, par exemple, a remulacé la goutte qui tend de plus en plus à se cantonner en Angleterre; le diahote, presque inconnu autrefois, augmente chaque année et se traduit par des phénomènes nerveux qu'il ne présentait pas jadis. Cest la lèpre juive cependant qui s'est le [)lus complètement modifiée. A côté, et souvent en place de manifestations dermatologiques, . vous avez aujourd'hui des manifestations nerveuses./ Chez beaucoup de Sémites, on peut le dire, la lèpre est i^emontée au cerveau. Autrefois ils se contentaient de se gratter, maintenant ils éprouvent le besoin de s'agiter...
Ces gens, toujours en proie à une inquiétude que rien n'apaise, finissent par entraîner les autres dans leur sarabande, par communiquer aux plus paisibles leur mouvement désordonné. Bon gré, mal gré, il faut que l'Europe les suive.
C'est la guerre qui doit liquider tout, décider quel est le peuple le plus malade, désigner celui qui mangera l'autre, comme aux âges primitifs, dans la forêt sauvage, où les plus forts exterminaient les faibles.
Devant le rhéteur républicain en train de vanter les bienfaits de la civilisation et de célébrer 89, qui a inauguré une ère de fraternité et de paix, le Fait se dresse et brutalemer soufûète l'orateur. /
Avant 89, la milice prenait 10,000 hommes par an