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La fin d'un monde et du neveu de Rameau

« A peine entrés dans Babylone , ils se portèrent sur le palais du roi Séleucus. Là , ils trouvèrent un grand coffre, recouvert d’une triple armure, et pendant tout un jour ils se mirent à l’enfoncer à coups de haches et de marteaux.

« Le coffre ouvert, il en sortit une exhalaison fétide, et des vapeurs de’ pestilence qui se répandirent chez les Parthes, chez les Grecs, chez les Romains, dans le monde entier. »

« Le 5 janvier 1772, M. Diderot se trouvait chez M. le baron de Thiere, dont il examinait la galerie, au nom de S. M. l’impératrice de toutes les Russies. Il était vêtu à son ordinaire, en bas de laine, en habit de bouracan. Sur quoi le comte de Broglie ( un frère cadet de M»" le maréchal duc de Broglie, et parent, par M“' la maréchale, de M. le baron de Thiers) : — Monsieur Diderot, lui dit-il, le toisant des pieds à la tête, porteriez -vous , par hasard , le

deuil de la Russie et de ses liabitants? — Monsieur le comte, répondit M. Diderot, -si j’avais porter le deuil d’une nation, je n’irais pas la clierclier si loin. »

Nous ne saurions trouver de meilleure préface à la présente didamalion , dans laquelle, selon l’expression de Salluste l’Iiislorien , les lecteurs trouveront suffisamment de babil, el |>eu de bon sens'.

> [.oquentiæ salis, sap'entiæ parum.

LA

FIN D’UN MONDE

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