‹ La fin d'un monde et du neveu de RameauChapitre 60 sur 89 · I.A FIN D'UN JIONDU · texte numérisé non relu

I.A FIN D'UN JIONDU

Votre éclat ne me touche plus; ■ ,

Si mes pleurs, mes soins assidus Peuvent toucher ce que j’adore,

Je vous verrai renaître encore,

, Doux moments que j’ai perdus.

0 Ici, l’homme à la perruque ronde ne put retenir une horrible grimace, et les courtisans, comme un défi donné à cet insolent qui venait les troubler dans leurs fôtes, répondirent à cette grimace par un applaudissement frénétique. Ils criaient : « Que c'est beau! que c’est charmant! » Ils se tournaient vers le roi pour le complimenter de ses amours, et peu s’en fallut qu’un homme à hallebarde, épouvanté comme s’il était le goiivempur des menus plaisirs, ne jetât le pauvre Jean-Jacques à la porte. Eh bien! moi tout seul, en ma qualité de musicien, quelque chose me dit là que je devais venir en aide à ce grand homme insulté, et prouver à nos maîtres qu’ils ne savaient pas le premier mot des belles choses qu’ils applaudissaient. Donc, j’attendis la marquise au duo de Colette et Colin :

Quand je plaisais à ma bergère !

« Il y a là, vous le savez peut-être, un fa bémol: fa, sol, la, sol, sol, ut, si, la, sol, fa ; or, ce point d’orgue était la mer à boire pour la marquise. Elle avait monté bien haut... elle n’avait jamais pu monter jusque-là ; donc, il avait été tacitement convenu que mon violon remplacerait la note absente. Vain espoir ! mon violon fut muet, et ce joli petit Colin se brisa le nez sur le mot bergère! Et que vous dirais-je? elle fit un couac, à la grande con-

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