I.A FIN D’I'N MONDK
L tii'jrcÿ, fils d un coutelier! » lin nu'mc temps, il m'emlinissail il m’étoulTer.
• Bref, j’étais devenu son comjière; et notez que ceci se p.iss;iil dans ma rue et prè^ de ma porte, sur le chemin de M'"' Diderot!
J'eus {grande jieine à me délivrer de cette étreinte, et mOn liomme : — Oui, dit-il,
' Oui! puisque je retrouve un ami si fidèle,
Ma fortune va prendre une face nouvelle !...
En même temps, il faisait, du liout de son archet, un petit tas de» gros sous qu’il avait récoltés, et les poussant du côté d’un pauvre homme estropié, qui mendiait son pain :
« Tiens, lui dit-il, mon camarade; tout cet argent, je te le donne ; il est a toi 1 Je n’ai plus besoin de rien ; je suis content, je suis heureux. »
Cependant il prit dans la main du pauvre, ébloui de sa fortune, un double décime qu’il enveloppa délicatement dans le papier même de la griselto à la boucle d’acier; puis, d’une main formidable, il lança ce projectile à travers les carreaux de l’auditeur mystérieux auquel il avait adressé la plupsrt de ses diansons. Rien ne bougea derrière la fenêtre à demi brisée, et le chanteur prit congé de l’auditoire avec ce joli couplet :
Il a la bouche de travers ,
Et sait tous les airs De nos opéras.
O g lé, lanla, etc.