‹ La fin d'un peupleChapitre 2 sur 166 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Quelle heure plus brillante, dans Thistoire de ritalie romaine, que celle où César- Auguste, se dessaisissant des pouvoirs exceptionnels et extraordinaires qu'il s'était arrogés, déclarait solennellement son intention de « rendre la République au Sénat et au Peuple » ?... Après huit siècles de guerres ininterrompues, après cent années et plus de troubles civils, le temple de Janus venait enfin d'être fermé. La paix était rendue au monde ; et Rome, au centre de l'Italie unifiée, pouvait enfin organiser sa conquête, jouer son rôle de Souvei^aine du monde, ce rôle que le poète de l'Enéide allait définir d'une ligne éloquente :

Tu regere imperio populos, Romane, mémento.

La politique ne l'absorbait point tout entière. Elle écoutait la voix de Virgile qui chantait ses gloires, gesta populi romani ! Elle apprenait, dans Tite-Live, la suite glorieuse de son passé. Elle

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