‹ La fin d'un peupleChapitre 39 sur 166 · ET SA DISPARITION · texte numérisé non relu

ET SA DISPARITION

(de la SECONDE GUERRE PUNIQUE A l'eMPIRE).

La conquête du monde. — Le prix de la conquête. — Vétat de services d*un vétéran, d'après Tite-Live. — Les longues expéditions et la vie de famille. — Les suites de la conquête.

Depuis qu'elle était fondée, Rome n'avait pas cessé de faire la guerre avec ses voisins. Mais ces luttes étaient en somme peu importantes. Bien que toute la nation fût armée, les opérations militaires n'occupaient à la fois qu'un petit nombre de citoyens : dix mille hommes de troupes, deux ou trois légions commandées par un seul consul, suffisaient à maintetenir le prestige des armées romaines. Elles se renouvelaient presque tous les ans : mais de l'année elles n'occupaient, sauf les cas exceptionnels, qu'un petit nombre de jours. C'était, suivant le mot de Montesquieu, et à tous les points de vue, « dans une circonférence très petite, que Rome s'exerçait à des vertus qui devaient être si fatales à l'univers^ ».

Les pertes que faisait la guerre, la paix les réparait vite. . . Si les peuples vaincus, les Volsques, les Eques,

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