‹ La fin d'une sociétéChapitre 24 sur 35 · PROS? FT · texte numérisé non relu

PROS? FT

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‘résiste, elle trépigne, elle a une attaque de nerfs, mais finit tout de même par céder.

. En somme, elle se sent prise, et il paraît

__ que lAnglais paye bien.

dite | :

Le Rien. Toujours, d'abord, parce que l'Anglais est généreux. Ensuite, parce que la personne. après tout, a fini par consentir. Enfin, parce qu'aucune réglementation sanitaire n’a jamais existé dans les grandes maisons, n'existe plus dans aucune, et que l'Anglais, au boutdu compte, y supplée à sa manière... La PoM,, qui n’est pas bête, lui présente même ainsi ordinairement les femmes sur lesquelles elle croit ‘avoir des doutes, et l'Anglais, de cette façon, finit par lui être commode.

— Toujours les habitudes des salons!

— Toujours. Etle plus invraisemblable,

d’ailleurs, dans ce monde et ces milieux-là,

— Etla T.. M... ?... Qu'est-ce qu’elleen :

est précisément quelquefois le plus vrai!

Ainsi, la V... vous a parlé de femmes d'ambassades qui fréquentaient sa maison,

et les femmes d’ambassades, dans les mai-

sons comme la sienne font d’abord l'effet

d'une plaisanterie. On ne se les figure pas là, et il est bien certain qu'on n'y rencontre pas les femmes des ambassadeurs ! C'est entendu... Mais il y a femmes d’ambassades et femmes d’ambassades, les catégories en sont même assez nombreuses, et certaines de ces catégories pratiquent fort bien la Maison de rendez-vous. En outre, certaines légations et certains consulats comptent dans leur personnel, ou dans un certain personnel à côté de leur personnel régulier,

les hommes et les femmes les plus bizarres.

Vous voyez là des Levantins des Levan-

tines, des Asiatiques, des Américains, des Américaines, ou même des Européens et des

Européennes peu ordinaires. Vous parliez

toutàl’heurededescentesde police, etjepour-

rais vous en citer une, dans une maison

quin’est même pas de premier ordre, où

le commissaire a trouvé la femme d’un consul! On ne s’imagine pas la stupéfaction qu'éprouverait le public, s’il voyait où trainent quelquefois certains noms sur lesquels il n’a pas le moindre soupçon. Ces noms, fort heureusement, resteront toujours

cachés, mais on ne peut pas se faire une idée

de ce qu'on apprendrait, si des révélations

imprévues mettaient au jour certains dessous. Vous connaissez tous ces magazines qui publient des photographies de femmes du monde. La plupart y sont publiées dans un simple but de mondanité élégante ; mais il n’en serait pas cependant, paraît-il, toujours ainsi, à entendre certaines patronnes, et elles pourraient bien ici dire la vérité. D’après ce qu’elles prétendent,

telle photographie de mondaine connue

Ce

ne serait quelquefois dans + magazine que

pour permettre à telle proxénète de la mon-

trer à ses habitués... Et cela, nat “4

lement, d'accord avec la mondaine !... La proxénète a comme par hasard le journal chez elle, et le portrait de la dame s’y trouve 54 au milieu d’autres, toujours comme par

hasard. Absolument rien là de compromet-

tant, ni pour le journal, ni pour la dame! ©”

Personne ne peut rien y voir de mal, et le journal lui-même n Va dû se douter de rien.

Mais le portrait n’en est pas moins là, à

l’intention de l’amateur,et la patronne, habilement, attire son attention dessus. La femme est très jolie, la photographie est délicieuse. Ah! si on pouvait ! Mais on ne peut pas! Et, cependant, si par hasard...

Peut-être... Après tout... Mais non. Qui sait... Et l'amateur s’allume, espère, désespère, sinforme auprès de la proxénète, et

finit par marcher à fond. En pareil cas,

LES MAISONS D'ILLUSION er.

5 bien entendu, le prix est toujours très éle- É Eve, l'affaire se fait nécessairement dans des à conditions magnifiques, et il y a vraiment 4 là, de la part de certaines femmes, si le pro- cédé s'emploie, et il doit s’employer, un chef-d'œuvre de prudence et de puffisme...

Mais encore ces femmes-là sont-elles au moins prudentes, tandis que d'autres ne le sont même plus, et écrivent aux matrones, sans l'ombre d'une précaution. |

. — Mais est-ce que leurs lettres ne sont

pas transmises à la Préfecture?

__ — Pas toujours, mais elles peuvent l'être.

=. —-Etquest-ce quelles contiennent?

ra RER E

— Oh! pas grand’chose... Des riens...

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