‹ La fin de l'ancien régime et les débuts de la révolution dans la généralité de Caen, 1787-1790Chapitre 458 sur 511 · CORDIEH DE LAUNAY HOMME DE LETTRES · texte numérisé non relu

CORDIEH DE LAUNAY HOMME DE LETTRES

alogiques des Maisons princières de l'Empire de Russie) ; études géographiques sur l'Asie et l'Amérique (Tableau topographique et politique de la Sibérie, de la Chine, de la zone moyenne de l'Asie, et du Nord de l'Amérique) ; traité d'esthétique dont le titre seul révèle un esprit fantasque (Théorie circonsphérique des deux genres de Beau, avec application à toutes les Mythologies et aux cinq Beaux-Arts) ; roman d'imbroglios, d'aventures galantes, œuvre littéraire médiocre, au style ampoulé et prétentieux, où la bizarrerie du fond le dispute au pédantisme guindé de la forme (La Veuve de Catane) (*). Aussi, tandis qu'un historien russe a cru devoir le ranger, sans enthousiasme d'ailleurs, dans la catégorie des intendants hommes de lettres (2), un autre écrivain du même pays n'a-t-il pas hésité à le classer, comme son beau-frère, le licencieux auteur de Justine, parmi les fous littéraires (3).

(1 Voir Appendice I, Œuvres de l'intendant Cordier de Launay. (2) Ardascheff, Provintsialnaia administratsia, t. II, p. 230. Cordier de Launay, écrit Ardascheff, a essayé ses forces dans la carrière des belles-lettres, sans grand succès, paraît-il. Avant d'être nommé intendant il avait traduit l'Iliade, et cette Ira luction n'avait pas eu moins de cinq éditions. Voir ci-dessous, Appendice 1 :: Tcherpakoff, Les Fous littéraires, Moscou, 188:!, p. 31-32.

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