‹ La fin de l'ancien régime et les débuts de la révolution dans la généralité de Caen, 1787-1790Chapitre 471 sur 511 · ŒUVRES DE L'INTENDANT CORDIER DE LAUNAY · texte numérisé non relu

ŒUVRES DE L'INTENDANT CORDIER DE LAUNAY

1° Nouvelle Traduction de l'Iliade en prose (par L.-G.-B. Gordier de Launay de Valeri). Paris, Théophile Barrois, Nyon le jeune, 1782,2 vol. in-12, dédié à Monsieur, frère du roi (Bibl. nat., Yb 1063-1064).

Cette traduction eut cinq éditions, ce qui n'en implique nullement le succès.

La deuxième édition, en deux volumes in-8°, comprend le tome I, anonyme, publié en 1785, le tome II, portant le millésime 1784 et intitulé : « Traduction de V Iliade par M. de Launay, Valéry, M. D. R. (maître des requêtes), nouvelle édition revue, corrigée, augmentée de plusieurs notes par l'auteur et précédée de Recherches historiques et philosophiques sur Homère ». Paris, de l'imp. de Valade, chez Laurent.

Troisième édition, sans date : Traduction de Ylliade, par M. de Launay, Valéry, M. D. R., nouvelle édition, etc. . . A Paris, de l'imp. de Quiber Palissaux, rue et faubourg Poissonnière, n° 2.

Quatrième édition : Traduction de ï Iliade, par M. de Launay, Valéry, M. D. R., nouvelle édition, etc.. Paris, Michel, 1795, 2 vol. in-4°.

Cinquième édition. Paris, 1800, 2 vol. in-8°, tirés sur papier vélin, in-4°.

2° Discours prononcé par l'intendant Cordier de Launay à la séance d'ouverture de l'Assemblée provinciale de Basse-Normandie, 25 août 1787- (Imprimé dans le Procès-verbal de l'Assemblée. Bibl. nat., Lk 15/42, in-4°.)

Analysé ci-dessus, chap. IV, p. 59-60.

3° Panégyrique de la Pitié (opuscule non mis dans le commerce).

4° La Veuve de Catane, roman. Berlin, Ch. Ouien, 1803, in-8°. (Bibl. nat. Y-2 24561.)

Ce roman est divisé en trois parties : l'Entrevue, p. 1-32 ; la Déclaration, p. 33-66 ; le Triomphe, p. 67-87. Le début en est

198 OORDIER bE i.w vu chitique littéraire

assez étrange : « Les hommes de la plaine, écrit l'auteur, ont « l'âme rase comme leurs demeures. Ceux des montagnes, au « contraire, ont de l'élévation dans la pensée, de la profondeur « dans le sentiment ». La fin n'en est pas moins bizarre : « Enfin, « achevant de sortir comme par un bond de mon somnambulisme « littéraire, je me trouvai une plume dans une main, ce conte dans « l'autre. Je les jetai tous deux avec dépit. Ah ! m'écriai-je, fan- « tomes de la nuit, pourquoi vous évanouissez -vous? Plume, instru- « ment de mes illusions, je te dépose. Puissè-je n'être jamais ■( conduit à te reprendre que dans mes songes ! »

5° Théorie circonsphérique des deux genres de Beau, avec application à toutes les Mythologies et aux cinq Beaux-Arts. Berlin, 1806, in-4°, VIII-282 p. et une carte. Paris, imp. Baudoin, 1812, in-8° (Bibl. n.it.. R 283?).

Ce livre, dédié « à S. M. I. Alexandre premier, empereur et autocrateur de toutes les Russies », porte comme épigraphe un verset de la Bible :

In anliquis est sapientia, el in multo lempure prudentia. (Job, chap. XII, vers. 12.) « La sagesse est dans les vieillards, et le discernement est le fruit des longs jours. »

Voici le thème de cet ouvrage, bizarre d'inspiration et de titre, que Cordier de Launay fit imprimer à 500 exemplaires (celui de la Bibl. nat. porte le n° 402). L'auteur déclare qu'il n'y a pas de beau unique, mais deux genres de beau, le beau d'imitation exacte et le beau composite. Pour le prouver, il en appelle « à toutes les mythologies, à toutes les poésies, à toutes les peintures, à toutes les sculptures, à toutes les architectures, à toutes les musiques, enfin à toutes les langues et à toutes les bibliothèques de l'Univers».

Cordier de Launay, dans un passage de ce livre, fait allusion à ses anciennes fonctions et à sa déchéance ; sa haine contre la Révolution française s'y donne libre carrière. « J'ose le dire, « spolié de toute ma fortune par des compatriotes égarés et con- « duits par des sacrilèges, des régicides, des brigands, errant sur « une terre étrangère, ignorant s'il me reste un seul parent et « une épouse (*), j'écarte un opprobre passager du nom de ma « patrie, je ne suis point honteux d'avoir reçu le jour en France.»

(1) « J'ai, depuis, appris que je ne l'avais plus » (Note de l'auteur.) — Pétronille de la Lande était décédée, le 26 prairial an III, après l'émigration de son mari ; elle avait demandé le divorce pour faciliter la liquidation de ses droits et l'avait obtenu le 12 frimaire an II. Arch. dép., Orne, série O. g&quefitçe

Page 1