‹ La fin de l'ancien régime et les débuts de la révolution dans la généralité de Caen, 1787-1790Chapitre 475 sur 511 · RELATIFS AUX DOLÉANCES AGRICOLES · texte numérisé non relu

RELATIFS AUX DOLÉANCES AGRICOLES

Nota. — Aux renseignements tirés des cahiers ruraux de doléances, qui forment le contenu des trente-deux alinéas de cet Appendice, j'ai cru bon d'ajouter, en note, des indications bibliographiques ayant trait à d'autres documents contemporains. Il s'agit des « Observations générales » annexées aux états d'imposition dressés par les municipalités des départements de Caen et de Vire, de juillet à septembre 1788. (Arch. dép., Calvados, C 7817-8088). Ces documents fort intéressants, que M. Bénet a appelés « les cahiers de 1788 », complètent le tableau de la situation économique de la généralité de Caen pour une région assez vaste dont les cahiers de 1789 ont presque tous disparu (départements de Caen et de Vire).

Sur la possession des propriétés foncières par les privilégiés.

« La communauté d'Acqueville, malgré son peu de revenu et d'étendue, est affaiblie (sic) de deux seigneurs, d'où elle relève, avec plusieurs nobles ou exempts qui en emportent tant en fonds qu'en rentes au moins le tiers de son revenu. » (Acqueville). — « Les deux tiers des biens-fonds de notre paroisse sont possédés en propre par deux seigneurs possédant fief, par plusieurs autres personnes nobles, prêtres, moines, privilégiés et exempts. » (Gatteville). — « Le seigneur possède presque la moitié de la paroisse, ce qui fait que les habitants sont très pauvres. » (Herqueville). — « Les deux tiers du revenu de cette misérable paroisse sont possédés par les seigneurs nobles et ecclésiastiques tant en fonds qu'en rentes et dîmes.» (Montfarville). — «La communauté est affaiblie par trois seigneurs dont elle relève, avec les nobles et exempts, qui emportent tant en fonds qu'en rentes presque les trois quarts

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