SCENE lY
LA TANTE, L'ENFANT, LA GRANDE ADÈLE, L'AUTRE ADÈLE, HÉLOLSE, MARIE LA FRISÉE.
LA TANTE, apercevant ilu inonJe, brusque et maussade. Bonjour!... Bonjour!... (Elle va droit au ut, et s'adressant à
Lucie jusqu'à la fin.) Tieus! ton cordou!... Ça t'apprendra à
me laisser sonner. (eIIc jette le cordon et dépose sa corbeille.)
Encore au pieu! Nuit et jour, alors! (ouvrant les rideaux.) Voyons! Tu sais pourquoi je m'amène... Mon argent!
Aboule-moi le. (EIIc est debout devant le lit avecl'cnfant ; Lucie, enfoncée dans les draps, reste invisible et muette pendant toute la scène.))
Vite! J'ai mon cheval en bas, du linge plein ma voiture, et })ersonne pour garder! Mon argent!... Aujourd'hui, je ne m'en irai pas sans... Allons, dépêche-toi... (croi-
sant les bras.) J'atteiuls!
MARIE LA FRISÉE, à demi-voix.
Pauvre petit!
HÉLOÏSE, même jeu.
Ce qu'il est mignon!
LA TANTE, s'emportant de plus en plus.
Y va tout nu, ton gosse... Ses souliers prennent l'eau, sa veste ne tient plus. N'est-ce pas une abomination que sa sans-cœur de mère l'abandonne à ce point!... Si tu crois que j'ai mon bénéfice avec lui, à cent sous par semaine!... Tu me redois plus de cinq mois!
LA GRANDE ADÈLE
Une tante comme (;[{, vaut mieux ne pas en avoir.
l'autre ADÈLE.
Ah! la famille!