‹ La fin de Lucie PellegrinChapitre 9 sur 17 · LICIE, LA GRANDE ADÈLE, L^AUTRE ADÈLE, IIÉLOISE, MARIE LA FRISÉE · texte numérisé non relu

LICIE, LA GRANDE ADÈLE, L^AUTRE ADÈLE, IIÉLOISE, MARIE LA FRISÉE

LUCIE, encore enfoncée dans son lit, d'une voix plaintive.

Mon petit... Mon pauvre petit... Je ne l'ai pas seulement embrassé (ehc se lùve, chauceianie.) Adèlc ! 3Iarie ! Héloïse!.., Ah! mes amies!

ser

21 LA FIN DE LUCIE PELLEGPilN.

LA GRANDE ADÈLE

Hein? une fameuse secousse... T'a-t-elle traitée?

LUCIE

Bah! c'est fini... N'y pensons i)lus. (eiic dicniic à i-a.-

sa robe de cliainl)re.)

LA GRANDE ADÈLE, cmiiies^ce.

Attends... Laisse-moi t'aider... Voici la manche.

HÉLOÏSE, la soulenant.

Doucement.

MARIE LA FlUSÉE, baissée j.our clierchcr .sou< \q lit.

Tenez, vos pantoufles...

L'AUTRE ADÈLE, un peu h l'c-cut.

Voulez-vous de la tisane, madame Lucie ?

LUCIE, à l'autre Adèle, avec un sourire.

Merci... (Aciievant de s'habiller.) Vous ètcs Vraiment gentilles d'être venues toutes les quatre.

LA GRANDE ADÈLE

Là... Comment te sens-tu, maintenant?

LUCIE, se fur.;ant.

Très bien... (eUc tousse un peu.) HÉLOÏSE.

Tu as eu tort de te lever!

3IARIE LA FRISÉE.

Pas d'imprudence à cause de nous!

LUCIE

Mais je vais bien, très bien. Voire présence seule me redonne des forces. (Eiie descend, sans soutien.) Vous voyez, je marche... Un peu de patience : nous allons nous

amuser tout à l'heure! (N'ou pouvant plus, a la grande Adèle qui

LA FIN DE LL'CIL: l'KLLIir.RIN. ^5

l'a suivie, prête ii la soiilciiir.) Tofl braS... Toil bniS, UllC SC-

conde !

(Pondaiit (piC la graiulo Adèle la conduit doucoinont à la chaise lonjiic, les trois autres, j^roujHTs devant la cluMinnee, cliuchotont nrdennnrnt.)

MARIE LA FRISÉE

Perdue, n'est-ce pas?

HÉLOÏSE

Elle fait pilié !

l'autre ADÈLE.

Ce visage de papier niàclié ! Uegardez-Ia donc.

HÉLOÏSE

Et sa voix, sa voix de cristal fêlé, qui fait mal à entendre.

LUCIE, sur la chaise lon^aie, gaîmont.

Eh bien! vous ne fumez pas?... (.Montrant Ic ijucridun.) Là,

devant vous, il y a tout ce qu'il faut. Allez-y! Moi, je ne

crains pas... (L'autre Adèle s'eniiiare du tabac et fait une ag'arette.)

Maintenant, attention! Une question grave : qu'allonsnous bien boire? (un tenii.s.) Bon! j'entends monter

M"^ Printemps! (Sc tournant vers la j.orle du fond.) ArrivCZ

donc, maman Printemps! Justement, nous allions avoir besoin de votre expérience ! (m'-^ printemi-s iiaraîi.)

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