SCÈNE VI
MADAME PRINTEMPS, LUCIE, LA GRANDE ADÈLE, L'AUTRE ADÈLE, IIÉLOISE, MARIE LA FRISÉE.
MADAME PRINTEMPS, sur le seuil, interdite, aux femmes.
Tiens! vous êtes là! Moi qui vous attendais en ba.-...
('descendant.) Boiljour, mCS Cufauts !
LUCIE
Alors, je recommence... Qu'ulloiis-iioiis boire?
(Un temps.) Ne répondez pas toutes à la fois ! (sérieusement.)
Moi d'abord, je veux une absinthe anisée.
LA GRANDE ADÈLE
Toi, une absinthe !... Non, par exemple !
HÉLOÏSE
D'ailleurs, nous ne voulons rien... Il se fait lard !
l'autre ADÈLE.
On a chacune ses occupations, vous comprenez.
MARIE LA FRISÉE
Remettons ga à un autre jour.
LUCIE, vivement.
YouleZ-VOUS bien vous taire ! (a M'ne printemps, comique.)
Garçon!... J'ai dit : <( Une absinlhe-anis, une ! »
MARIE LA FRISÉE
Par ces chaleurs, moi, je ne sors pas de la bière.
l'autre ADÈLE.
Le madère est meilleur pour l'estomac... (Gourmaude.) Oui, un madère... avec des biscuits.
HÉLOÏSE
Moi, un vermouth gommé...
LA GRANDE ADÈLE
Tout de même, s'il y en a, je prendrai de l'absinthe... Oh ! mais une larme...
LUCiE> à M"»® Printemps,
Vous avez entendu : de tout ca, s'il vous plaît !...
D'en bas, >lu café, (ca concierge ne bouge pas, la regarde lixe-
mcnt;) Avec quelque chose de bon pour vous... Ce que
VOUS voudrez. (La concierge no rcmno pas, cHgnc des yeux, finit par lui faire un geste significatif.) Ail ! OUi... Attendez. (eUo Ole sa dernière bague et la remet à M"»« Printemps, en lui parlant à l'oreille. Puis, haur.) Vite, n'est-ce pas? (La concierge sort.)