‹ La fin des dieuxChapitre 118 sur 130 · SCENE VII NORBERT, CLÉOTAS · texte numérisé non relu

SCENE VII NORBERT, CLÉOTAS

NORBERT

Eh bien, Gléotas, que me veux-tu ?

CLÉOTAS

Te supplier.

NORBERT

Me supplier? quel doit être ton désastre pour que ton cœur de fer abaisse ainsi son orgueil !

CLÉOTAS

T'ai-je dit que c'était pour moi ? Mon cœur de fer n'a pas changé, ni mon orgueil, si j'en ai. Gesse donc tes sarcasmes, moine chauve.

Race endurcie, âmes obstinées dans le péché ! Au moins, reconnais-tu la colère du Christ, et qu'il triomphe de tes idoles ?

CLÉOTAS

Je ne le reconnais pas. Je ne suis qu'un homme de guerre et n'entends rien aux choses du ciel.

NORBERT

N'avoueras-tu pas que les dieux de ta patrie n'ont pu conjurer les malheurs des tiens ?

CLÉOTAS

Ces malheurs, notre cœur magnanime saura les supporter. Depuis longtemps, l'antique Hellade est habituée aux désastres ; elle sait que l'exquis et le divin ont tort devant la force brute, mais elle espère dans l'avenir, elle a vu se dissiper bien d'autres orages !

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