‹ La fin des dieuxChapitre 124 sur 130 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

CLEOTAS

Moine, moine, avant de mourir, je te supplie peur elle ! Je ne redoute aucune torture pour moi ; mais pour elle, moine, je consens à tout, puisque je me traîne à tes pieds, immolateur de notre race.

NORBERT

0 mon fils, c'est cette femme qui t'a perdu !

CLÉOTAS

Un soldat n'est perdu que par sa lâcheté. Nous ne savons lien du surnaturel où tu te plais : je comprends qu'il te faille une victime, le sang de l'adversaire est agréable aux Dieux, mais pourquoi pas le mien seul ?

NORBERT

Qu'elle abjure son erreur, mon fils, et je réponds de sa vie !

CLÉOTAS

Son âme est si haute qu'elle refuserait.

NORBERT

Convertis-toi du moins, et je la sauve !

GLÉOTAS

Quel marché me proposes-tu, moine !

Tu la sauves, entends-tu, ton adorée, son corps promis au bûcher, son âme fiancée aux lacs de poix et de soufre...

CLÉOTAS

On vient !

NOBBERT

Tu la sauves, ta Chryséis I... L'aimerais-tu si peu que tu refuses ?

CLÉOTAS

On vient 1 on vient, te dis-je !

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