‹ La fin des dieuxChapitre 15 sur 130 · LE COMTE DE TOULOUSE · texte numérisé non relu

LE COMTE DE TOULOUSE

Sois notre suzerain, René, gloire de la Langue d'Oc. C'est ton vieux frère d'armes, Raymond de Toulouse, qui a réclamé l'honneur de te prêter serment au nom des princes romans ; voici à ma suite les ducs d Aquitaine et de Gascogne, le Dauphin, les princes d'Orange et des

Baux, le podestat de Marseille, les consuls de Narbonne et de Nimes, les mainteneurs de Provence et de Septimanie. Sois notre chef, ô mon René, nous te suivrons partout, aussi bien contre les infidèles de l'orient que contre les demi-barbares du nord !

LE SAINT-PERE

Que le Seigneur soit avec toi, René, mon fils très chéri. Ta gloire fait pâlir celle de tes frères, les empereurs d'Orient, de Germanie et des Arabes. Je ne fais que confirmer la voix de la Chrétienté en t'appelant de façon publique Chef des sires et des barons, Défenseur de la vraie foi et Prince du nouveau Parage. Reçois la bénédiction apostolique, ô mon fils ; nul mieux que toi ne l'a méritée par de plus ingénieux écrits, par de plus fastueuses victoires !

LE ROI D'ARLES

Sois le bien venu dans mon palais, Saint- Père, et vous aussi, nobles rois et seigneurs. La protection du ciel a couvert de gloire les

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