‹ La fin des dieuxChapitre 25 sur 130 · LE GRAND MAÎTRE DU SAINT-SEPULCRE · texte numérisé non relu

LE GRAND MAÎTRE DU SAINT-SEPULCRE

Peut-être. Ceci rehausse-t-il l'homme ? Sur

notre globe, un jour du commencement des temps, la Vie, aux rayons d'un soleil trois fois plus incandescent qu'aujourd'hui, s'est lentement dégagée de la matière inerte ; elle s'est essayée à d'informes organismes, et son obscur instinct lui a fait timidement gravir tous les échelons de la vie végétative et animale, jusqu'au matin où, après plusieurs jours de siècles, elle a fait jaillir des formes supérieures de la bestialité, un être bestial encore mais qui par son effort a su marcher debout, assouplir sa langue, délier ses doigts, et qui est devenu l'homme, roi de la nature visible et bientôt maître de la nature invisible !

l'abbé de psalmodi

Erreur ! Erreur ! Ce que tu dis est contraire à l'enseignement de l'Eglise et à la lettre des Ecritures !

LE RECTEUR DE L'ÉCOLE d'ALBI

Qu'importe, puisqu'il ne peut y avoir de vraie dissension entre la Science et la Foi ?

S'il y a contradiction actuelle, c'est que nous interprétions mal les Saintes Ecritures. Aussi ne cherchons-nous qu'à les mieux connaître ; et c'est avec joie que, depuis le retour de la croisade, nous avons eu connaissance des livres sacrés de Scyros ainsi que des merveilleux détails appris sur la vie du Christ.

LE ROI D 'ARLES

Terpandre, vénérable évêque de l'île, veux-tu nous conter en exemple un de ces charmants récits de l'église primitive ? Le vieux monge de Psalmodi goûtera sans doute cet évangile qu'il ignore.

TERPANDRE

J'obéis, ô Basileus, mais ma voix commence à faiblir, et je réclame le concours d'aèdes plus jeunes comme Giéotas et Alkibiadès.

l'abbé de psalmodi Commence, Terpandre ; jai hâte d'entendre.

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