ACTE SECOND
la Flamme illuminant les intelligences. -J'ai reçu le baiser de Jésus : nulles lèvres humaines ne me toucheront vivante.
CLÉOTAS
Tout est donc liai ? Rien ne t'arrête, Chryséis, ni le doux spectre du passé, ni les enivrements de l'avenir, ni la présence de mon désespoir, ni le désir de sauver mon âme prédestinée par ta faute au Tartare ?
CHRYSÈIS
Gléotas !
CLÉOTAS
Tu neveux pas me conquérir à ton Dieu, tu no veux pas me sauver, Chryséis?
CHRYSEIS
Qu'est une âme en comparaison d'un peuple ? Dois je jouer mon salut et celui del'Occitanie?
Rien ne peut m'arrêter ; ce n'est plus Ghryséis que tu vois, c'est la divinité dont je suis le Tabernacle ! C'est son action que j'agis, sa parole que je parle. Ne me retiens pas,Gléotas, tu n'arrêterais qu'un fantôme !
cléotas Ghryséis î
CHRYSÉIS
Adieu, joies profanes de ce monde, filiales, amoureuses, maternelles, toutes impures, adieu pour toujours ! J'ai soif de blancheur et de spiritualités ! Maudites les abominations de ce peuple dédié à l'enfer ! Arles, Arles, je viens à toi ! ne repousse pas l'envoyée du Sauveur, car je vois déjà sur ta tête la nuée de courroux noircir I
(Elle sorl).
CLÉOTAS
Tant de dureté se peut-il concevoir ? Chry-