ACTE TKOISIKMK
EU9TACHE
Hérétiques el païens, puisque nul ne se sacrifie pour ses frères, vous mourrez tous ! Demain votre tour de constance chutera; età nul, vieillard, femme ou enfant, ne sera fait grâce. Si j'ai menti, que je soit damné !
(Clameurs et fanfares qui s'éloignent).
LE LOI D ARLES
0 mon palais d'Arles où, su:1 mon trône d'or
ombragé de drapeaux conquis, au milieu de savants et d'évêques, j'acceptais l'amitié des empereurs, l'hommage des fédérés, la sujétion des déditices, où, dans les cours à arcades, les nonces desTributaires déposaient contre les colonnes les caisses de présents venues par radeaux I Que m'eut dit, quand les tentes de mes vassaux bariolaient la plaine de Be m ca ire, quand mes flottes criblaient le golfe de Lion de triangles blancs, qu'un aventurier sans ûef insulterait à à ma sénilité !
cléotas {entrant avec un groupe de barons)
Que nous voulaient ces Barbares qui descendent la colline ? N'était ce pas un défi, et de qui?
LE ROI D'ARLES
Mon fils, c'était Eustache Lèvre-Torte.
CLÉOTAS
Eustache ! Il ne sera pas dit que j'ai reculé devant lui. La vindicte du sang biterrois m'appelle. A moi, mes frères d'armes, Bernard de Saint-Gilles, Balthazar des Baux, Raymond d'Orange, venez me servir de parrains. Sire empereur, je vais mourir ou laver l'injure faite à ta Gelsitude.
le roi d'arles
Va, mon fils, seul indomptable !
(Clêotas et ses barons sortent).