‹ La fin des temps confirmée par des prophéties authentiquesChapitre 23 sur 66 · OLIVARIUS · texte numérisé non relu

OLIVARIUS

sant ainsi, on voulait, suivant eux, dérober et anéantir tous les papiers qui avaient rapport soit aux prêtres, soit aux nobles ou aux rois. Les livres des bibliothèques publiques, et particulièrement les actes sur parchemin, les manuscrits de toute es- , pèce, étaient apportés à la Commune; là on procédait à leur accusation, à leur mise en liberté ou à leur condamnation : les uns étaient gardés intacts, les autres brûlés sur l’heure.

» On avait, un jour du mois de juin 1793, pillé bon nombre de bibliothèques. La grande salle dans laquelle on déposait ces papiers était pleine; François de Metz et plusieurs employés procédaient au dépouillement de ces manuscrits.

» Il y avait, ce jour-là, peu d’ouvrages imprimés. Après avoir enregistré des livres de théologie, de physique, d’histoire, d’astronomie, etc., ils arrivèrent à un endroit où étaient étendus des in-12, des in-8° et des in-4°, tous reliés en parchemin et portant un signe particulier. Quelques employés disaient que ces ouvrages provenaient de la bibliothèque des Bénédictins, d’autres pensaient qu’ils faisaient partie de la riche collection bibliographique des Génovéfains. Quelle fut leur surprise, en ouvrant ces livres, de voir qu’ils contenaient des traités sur les sciences occultes, sur l’astrologie, l’alchimie, la nécromancie, la chiromancie et les prophéties.

» Ils avaient presque catalogué tous ces ouvrages de peu de valeur, et qui ne devaient point recevoir les honneurs du bûcher, quand un petit in-12 frappa

leur attention : c’était le Livre des Prophéties composé par Philippe-Dieudonné-Noël Olivarius, docteur en médecine, chirurgien et astrologue. Ce livre contenait plusieurs prophéties de peu d’importance, sans nom d’auteur; mais celle-ci était signée. A la dernière page, on voyait en gothique : Finis, et plus bas, 1542 en chiffres du seizième siècle. François de Metz la lut en entier; mais il n’en comprit pas le sens, et l’avoua plus tard à sa fille, madame de M. Cependant elle lui sembla si ex¬

traordinaire, qu’il la copia et la réunit à plusieurs autres prophéties copiées aussi par lui, et que nous avons retrouvées dans ses papiers. La copie textuelle de la prophétie d’Olivarius, écrite de la ma in même de François de Metz, est datée de l’an 1793. — Ainsi il ne peut plus y avoir aucun doute à cet égard. »

[ N. La première partie de cette prophétie a été omise dans les copies qui en ont été faites au commencement de la révolution française. On n’en possède aujourd’hui que la seconde partie, commençant à Napoléon.]

Prévisions certaines révélées par Dieu à un solitaire ;pour la consolation des enfants de Dieu.

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