QUE JE PARTAGE MOI-MÊME
Enfin M* Dujardin, en publiant séparément, le
9 g la fin des temps.
16 janvier dernier, la prophétie d Orval, l a fait piécéder d’un avertissement ainsi conçu :
« Une personne infiniment respectable, que nous ne pouvons nommer, possède, depuis 1823, cette Prophétie, qu’elle a extraite ELLE-MÊME d’un petit livre imprimé à Luxembourg, portant la date de 1544. Elle ne l’a copiée qu’à commencer de ces mots: Un jeune homme venu d’outre-mer, parce que les feuillets qui précédaient étaient tellement altérés, qu’ils étaient entièrement illisibles en beaucoup d’endroits. »
Ces mots paraissent en contradiction avec ce que ditM. Dujardin lui-même dans VOracle (p. 70): « Ce « livre, dont nous ne pouvons reproduire que la fin,
„ ne se trouve plus-, il git peut-être dans la pous- » sière de quelque bibliothèque. » Comment ce livre ne se trouverait-il plus s’il a été copié en 1823? La personne respectable qui l’a eu entre les mains doit le posséder encore, ou s’il ne lui appartenait pas, elle doit se rappeler la personne ou la bibliothèque auxquelles elle l’avait emprunté. Nous espérons que, dans une prochaine édition de son livre, M Dujardin, continuant ses intéressantes recherches, répondra à ces questions, qui sont du plus haut intérêt. Un seul exemplaire retrouvé du recueil imprimé à Luxembourg en 1544 dispenserait d’une foule de témoignages laborieusement recueillis, et qui, malgré leur importance et leur gravite, ne peuvent jamais égaler la vue de l’ouvrage original. Nous nous proposons, de notre côté, de ne rien ne-
gliger pour arriver au même résultat. Les personnes qui voudront faire des recherches sur cette prophétie devront se rappeler l’avertissement que donne M. Dujardin à la fin de Y Oracle, savoir : que la personne qui a copié en 1823 cette prophétie, sur un exemplaire de l’édition publiée à Luxembourg en 1544, a déclaré que ce livre était un recueil de diverses prophéties principalement sur l’Allemagne et sans nom d’auteur.