‹ La fin des temps confirmée par des prophéties authentiquesChapitre 25 sur 66 · T. XIII · texte numérisé non relu

T. XIII

pectable ecclésiastique :

« Verdun-sur-Meuse, le 2G novembre 1830. — 11 » est vrai, et très-vrai, Monsieur, que j’ai entendu « raconter souvent, depuis 1810, alors que j’étais » vicaire à Verdun, jusqu’en 1823 que j’y étais su- » périeur. du séminaire, les événements annoncés i) dans les Prévisions d J Orval, par un magistrat, qui, » veuf, se fit prêtre en 1817, et mourut chanoine de » Verdun en 1823. (Il s’agit de M. Lagrellette.) Un » de ses amis, aussi pieux que lui et juge à Va- » rennes, avait lu la pièce à Orval même en 1792, m et lui en avait rapporté tous les points les plus re- » marquables, qu’il nous racontait sans en avoir « tiré de copie... D’autres avaient fait des copies de » ia Prévision, etc... — Signé : Mansuy, chanoine » doyen. »

M. Dujardin, qui s’est occupé avec beaucoup de zèle de rechercher tout ce qui peut établir l’authenticité des prévisions du solitaire d’Orval, a reçu, entre autres documents, un long mémoire que lui a adressé de L... un M. de L... Ce monsieur, dont le nom est connu de M. Dujardin, a copié cette prophétie en novembre 1831. Elle lui avait été communiquée par un chanoine arrivant de Bar le-Duc, où elle était connue de plusieurs personnes depuis 1816 .

M. L... écrivit au curé de M..., ville voisine dn lieu où était Orval; celui-ci lui répondit le 4 avril 1835, après avoir fait de nombreuses recherches : « Il est » certain et hors de doute que les prévisions d’un » solitaire, telles que vous les connaissez, ont été » copiées dans l’abbaye d’Orval avant la révolution

Les prophéties lues à l’abbaye d Orval.

.. française, c’est-à-dire avant 1790. Elles ont été » présentées et lues dans l’abbaye même à cette » époque. M. le baron de Manouville, homme de » sens et de religion, atteste les y avoir lues alors, » sans y attacher l’importance qu’il y a reconnue » depuis. Des dames émigrées en ont eu connais-

» sance aussi dans leur exil. Bien des ecclésiasti- ’> ques, entre autres M. le curé de S..., en ont cer- » tainement eu connaissance avant la révolution « de 1§30. Il reste donc bien établi que cette » prophétie, telle quelle est connue aujourd’hui, re- « monte a une époque plus reculée que les faits » quelle précise d'une manière si claire; qu'elle pq- « raîtrait avoir été faite «après l'événement, et qu'en » conséquence un esprit sage et judicieux peut y ajou - » ter foi pleine et entière* »

M. de L... écrivit aussi à M. le curé de Sedan, qui passait pour connaître depuis longtemps la prophétie d’Orval. Cet ecclésiastique lui répondit le 26 juin 1839 : « J’ai entendu souvent parler de ces » Prévisions, même pendant mon émigration, sans « en avoir vu le texte. Ce n'est que sous la Restaura - » tion qu'il m'a été communiqué, comprenant tout ce « qui regarde le règne de Napoléon, le retour des » Bourbons, leur départ, et tout le reste, jusqu’à « l'apparition de J’Antechrist. Orval, où j’ai passé » quelques instants avant la première révolution, » n’est qu’à six lieues d’ici; j’ai eu occasion d’y re- » tourner pour en voir les ruines, qui m’ont fait » reculer d’horreur, et je me suis trouvé à portée de » prendre tous les documents relatifs à cette pièce si « intéressante . Je suis assuré que les personnages les 3 ) plus considérables et les plus dignes de foi dans nos » contrées et ailleurs y ont la plus grande confiance,

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