UNE RELIGIEUSE DE BELLE Y
« Les temples sont fermés; les ministres divins fuient; le grand sacrifice cesse.
» Malheur, malheur à la cité corrompue!
« Un nouvel an paraît. Le grand Pontife meurt.
» lis ne s’entendent plus. Fuyez, enfants de Dieu! fuyez! Le jour des morts est arrivé!
» Des cris retentissent de toutes parts : Vive la république! Vive Napoléon! Yive Henri! Vive Louis! Quelle confusion! Le feu, le sang, la faim, tout Peufer !
« Malheur, malheur, trois fois malheur à la cité de sang! Malheur à la cité de l’hérésie! Malheur à la cité du crime!
» Les méchants veulent tout détruire; leurs livres, leurs doctrines inondent le monde.
» Le jour de la justice est venu. Je vois, à l’aspect de celui qu’on a méconnu, le monde fléchir et tomber.
» Une femme l’a sauvé, une femme le suit. Un ministre du Très-Haut le soutient. Ce ministre vient d’être oint de l’huile sainte; Dieu les accompagne; voilà votre Roi.
» [1 parait au milieu de la confusion de l’orage. Quel affreux moment ! Les bons, les méchants tombent. Babylone est réduite en cendres. Malheur à toi, ville maudite!
» Je vis alors les clefs lumineuses paraître vers le nord. Un saint lève les mains au ciel; il apaise la colère divine.
» Il est assis sur le trône de saint Pierre.
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« Le grand monarque monte sur celui de ses pères; le trône est posé au midi.
» Tout s’apaise à leur voix. Les autels se relèvent, La religion renaît, les méchants sont détruits et confondus, les injustices se réparent. Le grand monarque, de sa main réparatrice, a tout sauvé.
» Il ne fait que passer, sa gloire est courte.
» 11 est né dans le malheur.
» L’enfant de l’exil lui succédera; la paix alors sera donnée à la France.
» Mais la fin des temps ne sera pas éloignée . »