‹ La fin des temps confirmée par des prophéties authentiquesChapitre 60 sur 66 · LA FJ N DES TEMPS · texte numérisé non relu

LA FJ N DES TEMPS

4 avril 1816. Il a repris de suite et a toujours continué son ancien train de vie sans la moindre émotion, sans le plus petit étonnement de ce qui lui était arrivé, n’ayant plus aucune espèce d’apparition, mais gardant sur tous ces événements le plus profond silence. Il répondait aux curieux qui lui faisaient des questions à cet égard : « Quand vous avez des affaires, vous autres, n’allez-vous pas les faire? Eh bien, j’ai été faire les miennes. »

Martin et les révolutionnaires.

Le 6 avril, Martin fit une visite à M. de Breteuil, pour lui raconter les derniers événements de son histoire; revenu à Gallardon, il a continué, dans le

sein de sa famille, sa vie simple et laborieuse, estimé et honoré de la plupart des habitants.

Au mois d’août 1830, il devint l’objet des mauvais traitements des révolutionnaires de son village, et il fut obligé de se cacher pour s’y soustraire.

Yoilà le récit exact et fidèle de tous les événements extraordinaires qui regardent Martin, de Gallardon. Maintenant il est temps de se demander quel degré de créance il est permis à tout esprit droit et chrétien d’y accorder. La place qui nous reste ne nous suffit pas pour traiter cette question dans tous ses développements.

Nous dirons d’abord que la plupart des personnes ayant la foi, qui ont vu Martin et suivi son histoire, croyaient à son inspiration divine; tels sont : M. La Perruque, curé de Gallardon; Mgr l’évêque de Versailles, M. le comte de Breteuil, alors préfet d’Eureet-Loir; M. le docteur Royer-Collard, médecin en chef de la maison royale de Charenton; M. de Rhoulac-Dumaupas, directeur de cette maison; le grand aumônier de France; M. l’abbé Rulondel; M. le comte de la Rochefoucauld-Doudeauville, M. le marquis de Montmorency, etc.

Les autres personnes étaient dans une grande incertitude sur le compte du cultivateur de laBeauce, et n’osaient porter un jugement sur cette histoire, tout en avouant que Martin ne paraissait pas avoir été fou. Mais ce qui doit exercer une grande influence sur l’idée qu’on peut se former de cette histoire, c’est le rapport de MM. Pinel et Royer-Col lard

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au ministre. Ces messieurs, après avoir exposé les faits, posèrent les trois questions suivantes : « Martin est-il aliéné? Est-il un imposteur? Est-il la dupe

Mgr l’évêque de Versailles.

de gens habiles qui Font poussé dans un intérêt quelconque? » Ils répondent à ces questions en entrant dans les détails les plus approfondis, et ils les résolvent toutes les trois par la négative. Il ne reste donc, d’après ce rapport de gens compétents et d une

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